L’organisation applaudit notamment l’ajout de 100 millions de dollars au programme L’Ontario, ensemble pour le commerce, qui soutiendra les petites et moyennes entreprises dans leur diversification, leur expansion vers de nouveaux marchés et leur résilience face aux droits de douane américains.
De plus, la FGA accueille aussi favorablement la bonification du crédit d’impôt pour l’investissement dans la fabrication, ainsi que le plan d’action fiscal visant à protéger les entreprises et les travailleurs tout en stimulant la compétitivité économique.
Selon son président, Dominic Mailloux, les entreprises francophones de l’Ontario sont particulièrement bien placées pour tirer profit de ces initiatives. «Miser sur la francophonie économique, c’est miser sur une double compétence linguistique et culturelle qui renforce la compétitivité de l’Ontario sur la scène mondiale», a-t-il affirmé.
Créée en janvier 2021, dit M. Mailloux, la Fédération des gens d’affaires francophones de l’Ontario célèbrera son cinquième anniversaire en janvier prochain, ajoutant que l’idée de mettre en place cette initiative vient d’une tournée que la ministre des Affaires francophones, Caroline Mulroney, avait effectuée avec les différents acteurs économiques de la province à l’époque.
«Parmi les consultations qu’elle avait faites, il y avait un besoin de mettre sur pied une fédération des gens d’affaires. Et donc, c’était des gens qui s’exprimaient un peu partout dans la province. Par la suite, il y a eu la covid, et surtout qu’il y avait beaucoup d’idées qui ont été mises de l’avant pour une relance et sortir de la pandémie», explique-t-il, ajoutant que différentes tables ministérielles avaient été créées, notamment celle sur le développement de l’économie francophone à laquelle il avait été convié.
«Moi, j’avais mis en avant la nécessité de mettre sur pied de tels organismes. Alors, avec le soutien du ministère des Affaires francophones de l’Ontario, la Fédération a vu le jour, et représente environ 5000 entrepreneurs francophones de toutes les régions de l’Ontario. Et l’idée c’est de faire valoir la francophonie, notamment ici en Ontario, avec une grande minorité francophone hors Québec», indique Dominic Mailloux, soulignant que cela représente un atout économique non seulement pour la communauté francophone, mais aussi pour l’ensemble des Ontariens.
Cependant, bien qu’il soit vrai que la ministre provinciale ait participé au lancement de cette association, précise le président, la Fédération des gens d’affaires francophones de l’Ontario (FGA) est totalement indépendante du gouvernement.
«On a notre propre charte, on a nos propres règlements généraux, on a notre propre membriété et on a nos propres fonds (…).»
Après sa création en 2021, la Fédération a publié son premier profil sommaire de l’économie francophone, suivi de deux livres blancs, révèle M. Mailloux, ajoutant qu’ils ont réussi à cartographier et à regrouper l’écosystème d’affaires francophone au cours de ces cinq années.
En outre, de nombreux groupes d’affaires en Ontario sont membres de cette association dans le but d’avoir un organisme parapluie qui parle en leur nom et qui représente également les gens d’affaires francophones de la province, comme la Société économique de l’Ontario, des chambres de commerce et bien d’autres.
Le président a mentionné que l’organisme, même s’il est encore jeune, possède assurément une valeur ajoutée et génère des retombées grâce à son travail.
«Juste d’avoir regroupé l’écosystème des gens d’affaires francophones en Ontario, on a vu tout de suite des retombées. Je m’explique. Il y avait déjà plusieurs organismes ou des personnes qui étaient sur le terrain et faisaient un peu ce qu’on essaie de faire. Mais, en regroupant ces gens-là, on a créé des liens et c’est la force du réseautage. Ça a créé des opportunités, soit d’affaires ou des opportunités d’emplois (…).»
