D’après Mme Lemieux, le comité travaille actuellement à trouver un emplacement pour installer la clinique, tout en commençant à mettre en place des démarches progressivement. Même si les citoyens n’ont pas encore constaté beaucoup d’activités sur le terrain, des informations circulent déjà sur Facebook.
Logo du Comité des services vétérinaires de Hearst
«Entretemps, y’en a peut-être qui l’ont vu, on avait une petite clinique comme mobile avec Julie Levesque, qui est originaire de Hearst.» Jessy Lemieux explique également que l’organisme sans but lucratif envisage d’acquérir une clinique mobile, estimant que cela pourrait dépanner en attendant l’ouverture d’une clinique complète.
En outre, il y a eu l’ouverture de Pet Valu à Hearst la semaine dernière, un magasin d’aliments pour bétail. Toutefois, selon Jessy Lemieux, on ne peut pas instaurer une clinique vétérinaire dans le même bâtiment.
«On est un comité à but non lucratif et on ne peut pas prendre le loyer permanent tout le temps, ça ne fonctionne juste pas (…). Si on peut trouver un financement ou quelque chose quelque part qui pourra nous donner la chance de se rebâtir…», dit Mme Lemieux, en précisant qu’il est certain que la vétérinaire recrutée par le comité doit être prise en charge, mais ce serait juste pour lui donner un coup de pouce. Autrefois, il existait un programme de subventions qui aurait peut-être pu les aider, mais malheureusement il a été aboli par le gouvernement.
Or, le comité veut d’abord constituer son équipement de base avec le matériel qu’il a obtenu, puis compléter avec ce qui lui manque. «On attend des nouvelles de la Ville de Hearst pour savoir si on a un emplacement. L’information a passé au conseil municipal mardi soir, mais je n’ai toujours aucune nouvelle à ce jour», confie Mme Lemieux.
Selon Jessy Lemieux, la vétérinaire travaille dans d’autres cliniques, comme locum, et ne s’installera pas définitivement à Hearst. C’est pourquoi, dit-elle, le comité aura peut-être besoin de collaborateurs pour lui trouver une chambre au motel où elle pourra séjourner. Ce serait un peu frustrant de voir une vétérinaire prête à venir travailler comme locum pour le comité sans qu’on arrive à lui trouver un logement. De plus, Mme Lemieux a fait une comparaison avec l’ancienne clinique qui se trouvait à Hearst, afin de calculer les dépenses nécessaires au fonctionnement de leur projet. Évidemment, cela entrainerait des couts très élevés.
«Ce que le monde ne réalise pas souvent, et puis je l’ai réalisé lorsqu’on a parlé avec la vétérinaire, c’est que juste les logiciels nécessaires pour faire des prises de sang ont des couts exorbitants par mois. Et à ça ajoute les salaires : tu as besoin quand même d’une assistance, tu as besoin d’une technicienne. Ça monte assez vite (…)», révèle Mme Lemieux.
Le comité des services vétérinaires de Hearst continue de grandir, affirme Jessy Lemieux, grâce aux personnes qui se sont ajoutées, notamment des jeunes avec de nouvelles idées. Le travail se poursuit de la même façon, dans l’espoir que les choses évolueront bientôt.
Par ailleurs, il leur faut patienter encore un peu en attendant de trouver un bon emplacement pour une clinique qui sera au service de la communauté.
