La mission de Sœur Maude est de soutenir les travailleurs de la canne à sucre en République dominicaine depuis 1994.
« En République dominicaine, il y a beaucoup de travailleurs en canne à sucre. Ça fait 31 ans que je suis dans cette mission. Moi, je suis une religieuse, je suis dans une congrégation. C’est la congrégation qui m’a envoyée dans cette mission. »
Sœur Maude Rheneau
Cela fait maintenant sept ans qu’elle n’est pas allée en Haïti, dit Sœur Maude, indiquant que ce n’est pas facile de se rendre dans son pays d’origine parce que c’est un peu dangereux avec les tensions partout.
Sœur Maude rappelle que ce n’est pas la première fois qu’elle vient à Hearst. En 2019, elle était en visite dans le Nord et logeait chez Linda Proulx. « C’était pendant l’hiver et quand j’allais sortir de l’avion, je ne portais pas de vêtements chauds. Quand j’ai vu la neige, j’ai dit : oh, il faut que je porte mon manteau. En République dominicaine, c’est très chaud. »
Sœur Maude a parlé de la solidarité de certaines personnes qui vont en République dominicaine, surtout les Canadiens comme le père Hervé de la paroisse de Hearst qu’elle a rencontré en 2003. Elle s’est également rappelé sa rencontre avec Linda Proulx et Angelo Paquette, qui s’y étaient rendus avec un groupe de quinze élèves. Depuis lors, dit-elle, ils ont gardé cette relation, et tous les deux ans, ils retournent en République dominicaine pour rendre visite aux gens de La Higuera.
« En République dominicaine, je travaille dans la canne à sucre avec des Haïtiens et des Dominicains. Et nous avons là-bas un dispensaire, une école, une maison pour les personnes âgées, on a un travail pour des enfants et on a également une pastorale. En quoi que ce soit, c’est une grande communauté. Alors, Linda Proulx, le père Hervé, Janelle et d’autres personnes dans d’autres endroits comme Hearst et Cochrane, nous aident beaucoup dans notre travail », explique-t-elle.
« On remercie beaucoup les gens du Nord de l’Ontario pour leur soutien », dit Sœur Maude, tout en soulignant que ces personnes font preuve d’une grande générosité.
« Moi, je ne peux pas leur rendre tout ce qu’ils ont fait pour la communauté où je suis et pour ma congrégation, de nous avoir aidés à travailler, à transmettre la parole pour aider les gens. »
Selon Sœur Maude, depuis 2003, année où ils ont commencé à recevoir des visiteurs canadiens, un grand changement s’est opéré dans leur mode de vie. D’ailleurs, lorsque les enfants les voient, ils manifestent beaucoup de joie et de contentement.
« Linda Proulx m’aide chaque année. Elle nous envoie quelque chose pour pouvoir faire la mission. Elle nous envoie de l’argent et apporte des vêtements aux gens, elle achète de la nourriture. Elle fait des activités en jouant avec les enfants. Ce qui fait que, quand les Canadiens sont là, les enfants sont fous. Ils ne veulent pas rentrer chez eux et on doit les mettre dehors pour aller jouer. »
En plus, Sœur Maude a souligné que, parfois, des gens venant d’Espagne leur rendent visite, car le père Miguel, avec qui elle travaille, est d’origine espagnole. De plus, des volontaires vont de temps en temps leur rendre service en République dominicaine en travaillant bénévolement.
Du côté éducatif, Sœur Maude nous a confié qu’à La Higuera il y a maintenant une école, établie depuis quelques années, comprenant quatorze salles de classe et 376 élèves.
« On a des élèves de quatre ans jusqu’à douze ans. Nous avons une personne de Cochrane qui nous aide parfois avec les personnes qui veulent poursuivre leurs études jusqu’à l’université. Il y a aussi d’autres personnes, comme Hélène et Rose-Hélène, qui aident d’autres élèves après les études primaires pour continuer au secondaire. »
D’après Sœur Maude, en République dominicaine, les gens parlent espagnol, mais certaines personnes religieuses, comme elle, parlent français, car elle vient d’Haïti où l’éducation se fait en français.
