Guy Bourgouin a donné son point de vue le 19 septembre à l’émission l’Info sous la loupe à CINN 91,1 sur le communiqué publié la semaine dernière par le FONOM et le NOMA, indiquant que l’usine Kap Paper de Kapuskasing risque de fermer dans deux semaines si le gouvernement fédéral n’intervient pas pour apporter de l’aide.
Le député a apporté quelques explications sur cette nouvelle concernant l’usine de moulin de papier de Kapuskasing. Il a souligné que juste après la sortie publique du communiqué, des journalistes l’ont appelé pour obtenir des informations, mais qu’il n’était pas du tout au courant.
« Honnêtement, c’était une surprise pour moi. Je n’ai pas du tout été contacté par la compagnie. J’ai appelé des syndicats, ils n’avaient rien entendu, de même que les employés. On sait que la province investit 6 millions de dollars et il faut reconnaitre que cet argent-là est bienvenu dans l’usine Kap Paper. Le communiqué vient du président du FONOM que je connais bien ; j’ai même essayé de contacter pour avoir plus d’informations, mais il ne m’a pas encore retourné l’appel ».
Selon M. Bourgouin, après avoir discuté avec le syndicat, la compagnie a dit qu’il n’y aura pas de mise à pied dans deux semaines pour les activités de l’entreprise. Pour avoir plus d’informations, Guy Bourgouin voulait discuter avec la compagnie en appelant le président qui n’était pas joignable et il n’a pas retourné son appel lui non plus.
« Mais qu’est-ce que j’entends, c’est qu’il n’y aura pas de mise à pied dans deux semaines. Les 6 millions aident beaucoup l’entreprise pour garder les opérations. Mais ils sont toujours à la demande, et il ne faut pas oublier que le moulin à papier est une usine qui est assez vieille. Donc, il faut conserver l’usine parce qu’on sait que la difficulté est tout attachée à l’industrie et ce n’est pas juste Kap Paper qui veut fermer. J’ai eu la chance de rencontrer le président de GreenFirst la semaine d’avant. Et puis, il parlait avec moi de ce qui va se passer avec ses usines. Pour lui, il va y avoir des décisions à prendre. »
Pour le député, la décision du président de Green First c’est qu’il va investir dans d’autres choses. D’après M. Bourgouin, techniquement, si le gouvernement provincial ne fait rien pour cette usine-là, ça veut dire qu’elle va peut-être fermer. Et en tant que président d’une compagnie, il devra restructurer pour être certain que ses usines continuent d’opérer.
« Ça veut tout dire. Peut-être qu’il va investir dans le bail au Fire, le bail au Charcure ou dans d’autres pleins produits qui pourraient s’attacher après ces usines de sièges pour sauvegarder nos emplois. C’est sûr que moi, dans ma lecture, je veux les deux : je veux garder mon usine de papier et je veux avoir ces usines-là. Après avoir exploré ça avec eux autres, ils m’ont dit qu’on est peut-être mieux d’avoir toutes parce qu’il ne faut pas oublier qu’il y a deux usines de moulin à papier qui sont fermées ; il y en a une à Espanola et l’autre à Val Thérèse. »
Pour le député, il va falloir que la province aide ces usines-là. Autrement dit, on est dans le temps où il faut investir et protéger nos emplois en travaillant avec les municipalités et avec tout le monde.
« Des fois, on travaille en parallèle. Et puis, il va falloir qu’on mette la partisanerie de côté et qu’on travaille tous ensemble. Parce que ce n’est pas à propos de Bourgouin ou n’importe qui, de même que de la couleur d’un parti politique. Mais c’est de garder nos régions en santé et économiquement viables. Moi je veux travailler de cette façon-là, mais il faut avancer et faire certain qu’on sauvegarde nos emplois. »
Concernant la situation de l’usine Kap Paper, le député a bien apprécié les 6 millions reçus du gouvernement provincial, soulignant que l’annonce qui a été faite au sujet de la biomasse attachée à l’usine avant les dernières élections est bienvenue également.
« Je pense qu’il faut dégeler les contrats qu’on signe pour cinq ans, mettons-les 10 ans. Et puis, donnons-leur plus de chances de vendre et développer encore plus le marché. On est capable de le faire », propose M. Bourgouin.
Le député Bourgouin a aussi mentionné que, contrairement à ce que disent certains, si le moulin Kap Paper ferme, la Ville de Kapuskasing ne fermera pas parce qu’il y a un autre moulin à côté. Mais c’est sûr que ça va faire mal, étant donné que ce moulin à papier est l’un des plus gros employeurs dans la région.
« Quand tu dis que je suis député et je n’ai pas su cette situation financière ou cette information-là pour une raison quelconque, qu’ils ne veulent pas m’informer. Je trouve que ça, c’est un gros manque. Moi, je suis un allié et quand je travaille sur ce domaine-là, je travaille étroitement pour faire certain qu’on est tous sur la même longueur d’onde. Je ne suis pas là pour nuire au processus, mais je suis là pour aider le processus. Mettons nos partisaneries de côté et sauvons les emplois, parce que finalement, ce sont les emplois qui comptent. Ce n’est pas Bourgouin, ni les conservateurs, ni tous les autres partis, ça n’a pas rapport avec ça. C’est sauver les emplois, protéger et garder notre région financièrement viable. »
