Après le décès de son grand-père paternel en 2021, Alex a décidé d’écrire un livre à propos de la famille Dillon, qui consiste un peu, selon lui, en une préparation au livre qu’il s’apprête à écrire. « C’était une grande famille avec 15 enfants. J’ai donc écrit une histoire sur chacun des 15 enfants, l’histoire de mes arrière-grands-parents, avec des photos et tout cela. Quand mon grand-père est décédé, je me suis dit que maintenant je n’aurais plus personne à qui poser mes questions ni pour me raconter l’histoire des photos. »
Finalement, le jeune auteur a réalisé qu’il avait déjà recueilli beaucoup d’informations et d’histoires au sujet de Jogues, puisque les Dillon sont originaires du village. Il a donc décidé de se lancer dans un projet un peu plus gros, qui allait relater toute l’histoire de Jogues, au-delà des membres de sa famille. « Au départ, je voulais faire un livre qui allait commencer au début de Jogues jusqu’aux années 1960, et ensuite je suis dit tant qu’à écrire un livre je suis aussi bien de continuer jusqu’à aujourd’hui. »
Alex a commencé ses recherches au Centre d’archives de la Grande Zone argileuse pour ensuite continuer ses démarches au presbytère et à l’évêché puisque des notes historiques avaient été écrites par Monseigneur Grenier au début des années 1920. Il a fouillé les recensements et les listes électorales, puis a consulté des plateformes comme Ancestry, etc. Un document fournissant des renseignements au sujet des familles pionnières de Jogues avait déjà été rédigé par Mme Alida Martin, née Leroux. « C’est beaucoup de ressources à parcourir pour trouver des informations. J’ai commencé par cela et j’ai collaboré jusqu’à maintenant avec plus de 80 personnes, tant sur les réseaux sociaux qu’en personne. En ce moment, je recueille des histoires de monsieur et madame tout le monde, peu importe l’époque, et une fois que j’ai assez d’informations je les intègre dans mes différents chapitres », explique M. Dillon.
Il y aura deux sections à son livre. La première comprendrait six chapitres d’une cinquantaine pages chacun, qui survoleront des époques en y incluant plusieurs photos que l’auteur a reçues.
Avec grande générosité, l’auteur partage avec nous en exclusivité une page de son premier chapitre.
Les chapitres seront séparés en bonds de 15 ans, sauf pour le dernier qui sera de 2000 à aujourd’hui. « Lors de mes visites chez les gens de qui je recueille des témoignages, je pose mes questions, ensuite je leur demande s’ils ont des photos et j’ai toujours avec moi un scanneur portatif pour scanner leurs photos en prenant des notes qui se trouvent sur les images. »
La seconde partie sera consacrée à la liste des pionniers et leurs familles, en indiquant les dates de naissance, de mariage et de décès jusqu’aux années 60, par souci d’englober ceux qui sont encore vivants dans la descendance. « Pour chaque grande famille, je vais leur réserver deux pages avec du texte et des photos. Il y a eu beaucoup de monde qui ont habité à Jogues dans le temps, c’est surprenant », raconte M. Dillon.
Il est certain que le village voisin de Coppell aura une place dans le livre, mais seulement à partir de sa fusion avec Jogues dans les années 1970. « Avant cela, Coppell a vraiment sa propre histoire aussi, avec des familles pionnières comme les Payeur, les Groleau, les Gosselin, les Chouinard, etc. C’est vraiment deux histoires complètement différentes », explique Alex Dillon.
Pour eux et celles qui ont des histoires à raconter et des photos à partager au sujet de Jogues, Alex a créé une page Facebook sur laquelle il vous invite à communiquer avec lui et en parler. Ainsi, il publie plusieurs photos chaque semaine avec des textes explicatifs. C’est un long processus, et il travaille toujours à ce projet. Lorsque viendra le temps de publier son œuvre, Alex pense se tourner vers une plateforme numérique qui sera meilleur marché et qui facilitera grandement la distribution auprès des acheteurs.
