Depuis son plus jeune âge, Mouhamed rêvait de poursuivre ses études à l’étranger.
« J’ai toujours eu ce rêve de partir en Europe ou en Amérique pour étudier », confie-t-il. Ce rêve, il a fini par le concrétiser au Canada, un pays qu’il a choisi pour la qualité de son système éducatif et les opportunités offertes aux étudiants internationaux.
« Le système éducatif canadien m’a beaucoup séduit. Il donne la chance aux jeunes de découvrir de nouvelles réalités, de s’ouvrir au monde et de progresser tant sur le plan personnel que professionnel », explique-t-il.
Avant de venir au Canada, Mouhamed menait déjà une vie rythmée entre ses études et sa passion pour le football, ayant commencé très tôt à pratiquer ce sport dans son pays natal, où il s’est rapidement distingué par ses performances. Juste après l’obtention de son diplôme de fin d’études secondaires, il a été sélectionné pour participer au championnat régional au Sénégal ; une reconnaissance importante qui lui a permis de prendre conscience que sport et études n’étaient pas forcément incompatibles.
Mais quitter son pays, sa famille et son cercle d’amis pour s’installer dans une ville Nord de l’Ontario n’a pas été une décision facile. « J’avais déjà des opportunités dans le sport. Il y avait un début de carrière qui s’annonçait, avec des sélections et des perspectives d’évolution », raconte Mouhamed.
Pourtant, ce sont ses parents qui l’ont aidé à prendre du recul. « Ils m’ont toujours encouragé à poursuivre mes études. Ils savaient que le sport est important pour moi, mais ils ont insisté sur l’importance d’une formation académique pour assurer un avenir professionnel solide. »
Or, ces conseils venant de ses parents ont eu un effet décisif. Présentement, Mouhamed ne regrette rien. « Je suis heureux de mon choix. Je poursuis mes études sérieusement tout en continuant à m’investir dans le football. Cela demande beaucoup d’organisation, mais ça en vaut la peine. »
Les premiers mois à Hearst ont été marqués par un choc culturel, des températures extrêmes et une routine exigeante pour le jeune sportif. « Ce n’était pas évident au début. Il fallait suivre les cours, travailler pour subvenir à certains besoins, et en même temps garder du temps pour les entrainements à la salle de sport », raconte-t-il.
Mais petit à petit, il a trouvé son rythme. « Maintenant, tout se passe bien. Je suis bien installé, j’ai mes repères, et j’ai appris à équilibrer les choses. »
Ce mode de vie, entre études, travail et entrainements, lui a permis de développer une discipline et une rigueur qui le servent aussi bien dans sa vie académique que sportive. Pour lui, les deux sphères sont complémentaires. « Étudier dans un pays étranger, c’est aussi apprendre à s’exprimer dans une autre langue, à comprendre d’autres cultures, à s’intégrer. Le sport, lui, m’aide à rester en forme, à garder un bon moral et à rencontrer d’autres jeunes. »
Mouhamed Fall ne cache pas ses ambitions. Il veut continuer ses études supérieures après son passage au Collège Boréal, tout en gardant un pied sur le terrain de football. « Mon rêve, c’est de devenir joueur professionnel. Mais je sais aussi qu’il est important d’avoir un bon parcours académique. Les deux ne s’excluent pas, au contraire. Avoir un diplôme peut me permettre de mieux gérer ma carrière, d’avoir d’autres options, et de contribuer autrement dans le monde du sport, peut-être en gestion ou dans le terrain sportif. »
Selon M. Fall, cette vision lucide de son avenir reflète sa bonne éducation de base, sa maturité et sa capacité de penser à long terme, don qu’il a reçu de ses parents. Il insiste d’ailleurs sur le fait que les études lui ont permis de mieux s’organiser, de communiquer plus efficacement, et de tisser des liens solides dans sa communauté d’accueil.
Alors qu’il poursuit sa formation et ses entrainements, Mouhamed garde bien son équilibre. Il sait que le chemin est encore long, mais il est prêt à faire les efforts nécessaires. « Je vais continuer à maintenir ce rythme. Mon objectif, c’est de réussir dans mes études, mais aussi de donner le meilleur de moi-même dans le football. J’y crois, et je travaille chaque jour pour ça. »
