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Jean-Pierre Bergevin a remporté le prix du Réseau du mieux-être francophone du Nord de l’Ontario

Jean-Pierre Bergevin, professeur en psychologie à l’Université de Hearst depuis 1974, vient d’ajouter une distinction prestigieuse à sa carrière déjà remarquable : il est le lauréat du prix du bénévole de l’année décerné par le Réseau du mieux-être francophone du Nord de l’Ontario.  — Photo : Ndery Dione
Jean-Pierre Bergevin, professeur en psychologie à l’Université de Hearst depuis 1974, vient d’ajouter une distinction prestigieuse à sa carrière déjà remarquable : il est le lauréat du prix du bénévole de l’année décerné par le Réseau du mieux-être francophone du Nord de l’Ontario.
Photo : Ndery Dione

Ce prix honore son engagement profond envers la santé mentale, le bien-être communautaire et la promotion de la francophonie dans le Nord de la province.

Jean-Pierre Bergevin a remporté le prix du Réseau du mieux-être francophone du Nord de l’Ontario
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C’est avec une grande humilité, teintée de fierté, que M. Bergevin a accueilli cette reconnaissance. « J’ai été surpris et honoré, mais je pense aussi à tous les autres bénévoles qui œuvrent dans l’ombre. Ils méritent tout autant d’être mis en lumière », confie-t-il.

Débutant sa carrière professionnelle à l’Université de Hearst en 1974, Jean-Pierre Bergevin s’est rapidement imposé comme une figure incontournable, tant pour son apport académique que pour son implication dans la communauté. Au fil des années, il a enseigné la psychologie à des centaines d’étudiants, tout en prenant part activement au développement de services essentiels dans la région.

Le Réseau du mieux-être francophone, organisme voué à améliorer l’accès équitable aux services de santé en français dans le Nord de l’Ontario, a reconnu l’ampleur de son implication bénévole. Le prix du bénévole de l’année ne vise pas simplement à souligner des heures de bénévolat, mais bien une contribution structurante et durable.

« Je pense que l’organisation a fait ses devoirs, probablement des enquêtes, pour identifier quelqu’un qui a été engagé depuis longtemps dans des activités liées à la santé, au bien-être et aux services communautaires en français. J’imagine que c’est ce qui a motivé leur choix », indique M. Bergevin.

Au-delà de son rôle d’enseignant, Jean-Pierre Bergevin se distingue comme étant un bâtisseur. Parmi ses réalisations les plus notables figure la création de la Maison Renaissance, un organisme qui vient en aide aux personnes ayant des problèmes de dépendance. Cet établissement, bien connu dans la région, offre un espace sécuritaire et du soutien professionnel aux personnes en quête de rétablissement.

Il a également participé à la mise en œuvre du Centre Labelle, un centre d’évaluation psychologique rattaché à l’Université de Hearst. Là encore, l’objectif était de répondre aux besoins criants de la communauté en matière de santé mentale, en particulier dans un contexte francophone où les services en français sont parfois limités.

« L’Université m’a permis de consacrer une partie de mes heures au Centre Labelle, ce qui m’a permis de pratiquer la psychothérapie et d’offrir des services à Hearst, mais aussi à Kapuskasing et parfois ailleurs dans la région », explique le professeur.

Pour lui, ce prix est aussi une reconnaissance du modèle qu’incarne l’Université de Hearst : une institution qui ne se limite pas à transmettre des connaissances, mais qui encourage activement ses enseignants à s’impliquer dans la vie communautaire.

« Je remercie l’Université de Hearst, non seulement de m’avoir permit d’enseigner la psychologie, mais aussi pour m’avoir donné l’opportunité de m’engager dans des initiatives qui font une réelle différence sur le terrain », souligne-t-il.

Cependant, M. Bergevin insiste sur le fait que le prix du Réseau du mieux-être francophone n’est pas un aboutissement, mais un jalon parmi tant d’autres. « Chaque personne qui contribue activement au bien-être de sa communauté, que ce soit en santé mentale, en services sociaux ou dans tout autre domaine, mérite d’être reconnue. Je ne suis qu’un exemple parmi d’autres », ajoute-t-il.

Après 50 ans de carrière, Jean-Pierre Bergevin demeure une figure respectée et admirée, tant dans les milieux universitaires que communautaires. Son parcours illustre parfaitement comment une vie professionnelle peut s’enrichir d’un engagement citoyen profond, et comment la santé mentale et le bien-être collectif dépendent de telles personnes de cœur.

En recevant le prix du bénévole de l’année, le psychologue vient non seulement de couronner un demi-siècle de dévouement, mais aussi rappeler l’importance cruciale de l’engagement francophone dans le Nord de l’Ontario.