Mouhamed Dieng
Arrivé au Canada durant l’hiver 2022, Mouhamed Dieng fait partie de ceux pour qui le climat canadien a été aussi marquant que le parcours universitaire lui-même. Diplômé en gestion, il considère cette réussite comme un moment très important sur le plan personnel, mais surtout familial.
Mouhamed Dieng
« C’est un moment très important dans ma vie. J’ai pu satisfaire mes parents qui ont tout fait pour que je puisse venir au Canada. Ce diplôme, c’est aussi le début de ma carrière professionnelle », confie-t-il.
Installé désormais au Québec, il n’a pas oublié les difficultés qu’il a traversées pendant ces trois années. Entre les cours intensifs, les travaux de groupe, les examens, un emploi à temps partiel et les rigueurs de l’hiver ontarien, Mouhamed a dû faire preuve d’une grande détermination.
« Ce n’était pas facile. Mais j’ai appris à jongler avec les responsabilités. C’est cette expérience qui m’a forgé », explique-t-il, soulignant l’importance du soutien moral constant de ses parents. « Ils m’ont félicité avec beaucoup de joie. Leur satisfaction, c’est ma plus grande récompense », conclut-il.
Thierno Dia
Tout comme son compatriote, Thierno Dia est également arrivé au Canada en 2022. Pour lui, recevoir son diplôme à l’Université de Hearst n’était pas simplement un évènement académique : « C’était l’aboutissement de plusieurs années d’efforts, de sacrifices et de résilience », dit-il.
Thierno Dia
Établi aussi actuellement au Québec, Thierno parle avec émotion de son parcours, notamment des liens qu’il a noués tout au long de ses études. « Mes souvenirs les plus marquants sont humains : les amitiés, les discussions avec les professeurs, l’entraide entre étudiants. Ce sont des moments que je n’oublierai jamais. »
Mais tout n’a pas été simple. Le choc culturel, l’éloignement familial et l’adaptation au système éducatif canadien ont été des défis importants. Malgré l’absence de sa famille lors de la cérémonie de remise de diplôme, Thierno a pu leur faire vivre ce moment à distance. « Ce fut un moment à la fois joyeux et un peu nostalgique. Mes parents n’ont pas pu être là physiquement, mais grâce aux appels vidéo, ils étaient avec moi. Ils étaient très fiers. »
Ce diplôme marque pour lui une porte qui s’ouvre vers de nouvelles perspectives professionnelles, qu’il espère fructueuses. « Je suis prêt à affronter les défis du marché du travail avec cette base solide que j’ai acquise à l’université », conclut-il.
Madou Mbathie
Contrairement à ses collègues, Madou Mbathie a choisi de s’installer à Hearst pour l’instant après ses études. Pour lui aussi, le diplôme en gestion représente un moment fort, symbole de travail acharné et de persévérance.
Madou Mbathie
« C’est un moment de fierté et d’accomplissement. Toutes ces années d’études, de travail, de défis personnels, aujourd’hui je vois que ça en valait la peine. »
Madou garde un souvenir particulier de ses expériences pratiques. « Les projets en équipe, les discussions passionnantes avec les professeurs, et surtout les stages en entreprise m’ont énormément apporté. Cela m’a permis d’appliquer concrètement ce que j’ai appris. »
Même si ses parents n’étaient pas présents lors de la cérémonie, Madou leur a envoyé des vidéos et des photos de l’évènement. « Ils étaient extrêmement fiers et heureux. C’est leur réussite aussi. »
Pour lui, cette fin d’études ne marque pas une fin, mais un nouveau départ. « Je suis enthousiaste à l’idée de ce qui m’attend. Le Canada est un pays d’opportunités, et je compte bien m’y investir pleinement. »
Bref, ces trois diplômés partagent un objectif commun : bâtir une carrière à la hauteur de leurs rêves et contribuer activement à la société qui les a accueillis. Entre le souvenir des neiges du Nord ontarien et les espoirs d’un avenir professionnel florissant, ils avancent avec fierté et ambition.
