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Eden Paradis Babassagana fait partie de la cohorte des finissantes de l’ÉCSH

Originaire du Cameroun et arrivée à Hearst il y a un peu plus de deux ans, Eden a franchi cette étape marquante de sa vie scolaire avec une immense satisfaction et une détermination admirable. — Photo de courtoisie
Originaire du Cameroun et arrivée à Hearst il y a un peu plus de deux ans, Eden a franchi cette étape marquante de sa vie scolaire avec une immense satisfaction et une détermination admirable.
Photo de courtoisie

L’École secondaire catholique de Hearst a célébré la cérémonie de remise de diplômes de sa cohorte de finissants et finissantes de 2025 jeudi dernier avec émotion et fierté. Parmi les visages souriants et les robes de fin d’études, celui d’Eden Paradis Babassagana se démarquait par son éclat particulier.

Eden Paradis Babassagana fait partie de la cohorte des finissantes de l’ÉCSH
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Eden Paradis Babassagana n’a pas toujours étudié au Canada. Avant de s’installer à Hearst avec ses parents, elle a entamé sa scolarité au Cameroun, son pays natal. Ce changement de continent et de système éducatif aurait pu constituer un frein à son parcours scolaire, mais c’est avec courage qu’elle a relevé le défi. Elle se rappelle que lorsqu’elle est arrivée à Hearst, elle a dû intégrer l’école secondaire pour les trois derniers mois de la 10e année.

«Ce n’était pas facile au début. Le système éducatif au Cameroun est très exigeant. Les enseignants donnent beaucoup de matière en peu de temps, ce qui rend l’apprentissage plus complexe. Ici, à l’École secondaire catholique de Hearst, j’ai trouvé que les cours étaient plus spécifiques, plus organisés. Les enseignants prennent vraiment le temps d’expliquer et de soutenir les élèves. Ça m’a énormément aidée à m’adapter.»

L’adaptation d’Eden ne s’est pas arrêtée aux différences scolaires. Sur le plan social, elle a également dû s’ajuster à une nouvelle réalité. «Au début, j’étais la seule élève noire dans ma classe, ce qui m’a un peu déstabilisée. Ce n’était pas comme au Cameroun, où tout le monde me ressemble. Mais, petit à petit j’ai appris à connaitre mes camarades et j’ai participé à plusieurs activités, comme le football et le groupe de musique de l’école. Ça m’a vraiment permis de m’intégrer. »

Lors de la cérémonie de remise des diplômes, Eden a reçu la prestigieuse bourse Dr Kevin Leddy, d’une valeur de 6000 $.

Photo de courtoisie

Ce médecin de Hearst soutenait activement les jeunes souhaitant poursuivre des études dans le domaine de la santé. Pour Eden, cette bourse représente bien plus qu’un soutien financier, c’est une reconnaissance de son travail acharné et de ses ambitions.

J’étais tellement émue et fière. Recevoir ce prix devant mes parents et mes enseignants, c’était un moment très fort pour moi. Je me suis sentie valorisée et encouragée à continuer sur cette voie.

L’avenir s’annonce prometteur pour la jeune diplômée. Dès septembre prochain, elle commencera un nouveau chapitre de sa vie à l’Université Laurentienne de Sudbury, où elle entamera un baccalauréat en sciences infirmières. Il s’agit d’un choix de carrière profondément humain, qui s’aligne avec sa volonté d’aider les autres et de contribuer au bien-être de sa communauté.

Tout au long de son parcours, Eden a pu compter sur le soutien important de ses parents. Présents à ses côtés lors de la cérémonie, ils n’ont pas manqué d’exprimer leur joie et leur fierté. Pour souligner cette étape importante, ils lui ont même organisé une fête après la cérémonie, entourée de proches et d’amis.

Mes parents ont toujours cru en moi. Leur soutien a été essentiel dans toutes les étapes de mon parcours. Ils m’ont encouragée, aidée, écoutée. Cette fête qu’ils m’ont offerte, c’était leur façon de me dire bravo, et ça m’a beaucoup touchée.

Pour Eden Paradis Babassagana, son parcours illustre parfaitement ce que représente la persévérance face à l’inconnu. D’un système éducatif rigoureux au Cameroun à l’environnement chaleureux, mais nouveau, de l’École secondaire catholique de Hearst, elle a su faire preuve d’une résilience admirable. Sa capacité à s’intégrer, à exceller et à viser plus haut est un modèle pour bien des jeunes, en particulier ceux qui vivent des transitions culturelles et académiques complexes.

Bref, au-delà des robes et des chapeaux lancés dans les airs, c’est une histoire de courage et de transformation personnelle qui s’est écrite sur la scène de l’École secondaire catholique de Hearst. Et si la fin du secondaire marque la clôture d’un chapitre, pour Eden il ne s’agit que du début d’une aventure prometteuse.