Alors que le marché mondial de l’éolien marin est en pleine expansion et devrait attirer environ mille-milliards de dollars d’investissements d’ici 2040, le Canada se positionne comme un acteur stratégique sur la scène mondiale des énergies renouvelables. Terre-Neuve-et-Labrador, avec son littoral vaste et venteux, sa main-d’œuvre qualifiée et son expertise dans l’exploitation des ressources en mer, est particulièrement bien placée pour devenir un moteur de cette transition.
« Cette loi vigoureuse renforcera le rôle déjà déterminant que joue Terre-Neuve-et-Labrador dans la filière énergétique canadienne. Elle est conforme à notre promesse d’exploiter la puissance de l’énergie propre pour créer des débouchés, diversifier les marchés, créer des emplois et faire du Canada une superpuissance énergétique », déclare Tim Hodgson, ministre fédéral de l’Énergie et des Ressources naturelles.
En outre, l’adoption du projet de loi C-49, en octobre 2024, et celle du projet de loi 90 par Terre-Neuve-et-Labrador en mars 2025 marquent le début d’une nouvelle ère de gouvernance partagée. En fait, le texte fédéral modifie la Loi de mise en œuvre de l’Accord atlantique Canada–Terre-Neuve-et-Labrador pour y intégrer la règlementation des projets d’énergie renouvelable extracôtière, auparavant inexistante.
Ce cadre législatif révisé prévoit également le changement de nom de l’Office Canada–Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures extracôtiers, désormais appelé Régie Canada–Terre-Neuve-et-Labrador de l’énergie extracôtière (RC-TNLEE). Cette régie verra son mandat élargi pour couvrir aussi bien les projets pétroliers et gaziers que ceux liés à l’éolien en mer.
Cette approche de gestion conjointe permet d’assurer une cohérence règlementaire, de faciliter les investissements privés et d’accélérer le développement de projets dans un contexte respectueux de l’environnement et des communautés locales. « La mise en œuvre de cette loi est une étape cruciale dans la valorisation de l’énorme potentiel de l’éolien au large de Terre-Neuve-et-Labrador », souligne Elisa Obermann, directrice générale de Marine Renewables Canada.
Cependant, cette nouvelle législation va bien au-delà de la seule promotion de l’éolien marin. Elle modernise également le régime foncier en ce qui concerne l’exploitation pétrolière en mer, propose des outils soutenant le programme de conservation marine du Canada et harmonise les processus règlementaires avec la Loi sur l’évaluation d’impact.
« Cette loi aidera grandement notre province à stimuler la mise en valeur des énergies renouvelables marines, tout en modernisant les dispositions qui touchent l’industrie pétrolière et gazière en mer », affirme Steve Crocker, ministre provincial de l’Industrie, de l’Énergie et de la Technologie.
Pour Terre-Neuve-et-Labrador, l’enjeu est considérable. Au-delà des bénéfices environnementaux, l’exploitation de l’éolien marin représente une formidable opportunité économique. La province pourra ainsi diversifier ses sources de revenus, longtemps dominées par le pétrole, et créer des milliers d’emplois durables dans les secteurs de la construction, de la maintenance, de la recherche et de la fabrication de composants technologiques.
« Cette loi conforte Terre-Neuve-et-Labrador dans son statut de chef de file en matière d’énergie propre, renforce notre souveraineté énergétique et multiplie les emplois durables de bonne qualité », explique Joanne Thompson, ministre fédérale des Pêches.
Charlene Johnson, présidente-directrice générale de l’association Energy NL, résume bien cette ambition. « La mise en place d’un cadre de gestion conjoint pour l’éolien marin et la modification du régime foncier pour la mise en valeur des ressources pétrolières et gazières extracôtières sont de grands pas en avant. »
De son côté, Scott Tessier, président-directeur général de la nouvelle Régie RC-TNLEE, voit dans cette transformation une nouvelle mission. « La transition vers la Régie Canada–Terre-Neuve-et-Labrador de l’énergie extracôtière marque une nouvelle étape prometteuse pour notre organisation. »
Bref, le gouvernement fédéral et celui de Terre-Neuve-et-Labrador ouvrent un nouveau chapitre de l’histoire énergétique canadienne. Le développement de l’éolien marin est bien plus qu’un simple projet d’infrastructure, il s’agit d’un pilier fondamental pour bâtir un avenir plus vert, plus prospère et plus souverain.
