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le Mercredi 9 avril 2025 12:11 | mis à jour le 9 avril 2025 18:05 Chez nous

Dans le temps comme dans le temps : Les jeunes jouent à la balle

  Photo : Pexels
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Durant les années 50, le hockey est bien organisé. La Municipalité vient de construire un centre récréatif en 1950 et on a même embauché un expert (Bummer Doran) pour l’équipe du village. Plusieurs citoyens se portent aussi volontaires pour s’occuper des jeunes au hockey.

Dans le temps comme dans le temps : Les jeunes jouent à la balle
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L’été, cependant, est long, et les enfants sont en vacances. Très peu de gens peuvent se permettre un chalet ou un voyage dans le sud. Les parents encouragent les jeunes à jouer dehors ; les maisons sont petites et il y a plusieurs enfants.

La plupart des jeunes se regroupent durant l’été et s’amusent ensemble. On y retrouve des filles qui sautent à la corde ou jouent à la marelle (hopscotch), alors que les garçons jouent aux billes et aux cowboys ou se construisent des camps dans le bois. Souvent, les deux groupes se rencontrent et jouent à la cachette, au chat et à la souris (tag), aux pas de géants ou à la balle.

En avant de chez nous, sur la rue Prince près de la 12Rue, de l’autre côté du ruisseau, il y avait un grand champ qui fait partie de la rue Alexandra aujourd’hui. M. Bernard élevait des chevaux sur une partie du champ et cette section était clôturée. L’autre partie restait vide durant l’été. M. Bernard faisait bruler l’herbe tous les printemps, ce qui produisait un beau gazon avec herbe très verte pendant plusieurs semaines.

On se rencontrait là, garçons et filles, lors de presque toutes les journées ensoleillées de l’été et on jouait à la balle. Je me souviens de deux jeux de balles différents. Si nous étions un groupe nombreux, on jouait au baseball (ou softball). On installait les quatre buts (cartons, sacs à ordures ou mottes de terre) comme dans un champ de baseball, et une ligne à distance raisonnable pour le lanceur. Il y avait trois frappeurs (nos 1, 2 et 3), un receveur (no 4), un lanceur (no 5), un premier but (no 6), un deuxième but (no 7) un troisième but (no 8), et tous les autres allaient dans le champ (avec un numéro bien sûr). Et voilà, la partie commençait ! Les frappeurs demeuraient en poste tant et aussi longtemps qu’ils frappaient en lieu sûr et faisaient le tour des buts. Lorsqu’un frappeur se faisait prendre –on utilisait le terme « T’es mort. Oui sir, t’es mort ». S’en suivait habituellement une obstination. Il perdait son numéro et devait prendre le dernier numéro de tous. Tous les autres avançaient d’un numéro. Si le frappeur frappait une chandelle qui était attrapée, la personne qui attrapait la chandelle et le frappeur changeaient de place immédiatement. Et la partie continuait, jusqu’à ce qu’on manque de joueurs.

S’il n’y avait pas assez de joueurs pour jouer au baseball, on jouait aux fly. Dans ce jeu, il y a un frappeur et tous les autres s’éparpillent dans le champ. Le frappeur frappe la balle vers les joueurs dans le champ. Si la balle touche le sol, la personne qui l’attrape se donne 50 points. Si c’est une chandelle, la personne qui l’attrape avant que la balle touche à terre se donne 100 points. Le frappeur qui manque la balle fait rire de lui et doit s’attendre à recevoir des commentaires du genre : « Eille, vas-tu la frapper aujourd’hui ta balle ? », « Voyons donc. Si t’es pas capable de frapper, donne ta place à un autre », « Eille, y faut que j’aille souper à six heures », ou « Eille, lance-la avec tes mains si t’es pas capable de la frapper ». Le premier voltigeur à atteindre 500 points remplace le frappeur.

 Vous pouvez vous imaginer qu’il y avait beaucoup de poussage, d’obstinations et de regards malins parce qu’il n’y avait pas d’adultes pour faire observer les règlements du jeu. « Maudit grand. C’était à moé c’te fly-là. » « Regarde-le. Il se tient en avant de la gang pour attraper toutes les balles au sol. », « Non sir, la balle n’a pas touché à terre, ça vaut 100 points. »

C’est vrai, mais mon Dieu, qu’on avait du plaisir.