le Jeudi 4 juin 2026
le Lundi 7 avril 2025 1:45 | mis à jour le 7 avril 2025 12:17 Chez nous

Nouveau défi pour Manon Cyr, vice-rectrice à l’enseignement et la recherche

Manon Cyr — Photo : Gracieuseté de l'UdeH
Manon Cyr
Photo : Gracieuseté de l'UdeH

Celle que personne ne croyait quand elle a mentionné vouloir devenir une jeune retraitée lorsqu’elle a quitté son poste de directrice générale de La Maison Verte après dix ans, il y a quelques années, Manon Cyr décroche le poste de vice-rectrice à l’enseignement et à la recherche de l’Université de Hearst. Elle avait occupé le poste par intérim au départ d’Alexandre Bekhradi pendant la transition.

Nouveau défi pour Manon Cyr, vice-rectrice à l’enseignement et la recherche
00:00 00:00

Son retour dans l’établissement, qui l’a vue comme étudiante et ensuite secrétaire générale, a eu lieu en novembre 2023 lorsqu’elle a accepté un contrat pour appuyer aux ressources humaines. « De revenir dans cet environnement-là, ça m’a pris par surprise, mais la piqure est revenue et forte. J’ai eu l’opportunité d’appuyer la transition lorsque le poste se libérait au vice-rectorat. Je me suis dit : pourquoi je ne prendrais pas ce poste-là ? J’ai donc postulé pour entamer le processus de sélection du candidat », raconte Mme Cyr. 

La première constatation qu’elle a faite, c’est combien le travail d’équipe lui manquait, et que sa fougue intérieure lui donnait envie de contribuer, de faire une réelle différence. À l’Université de Hearst, le rectorat est séparé en deux volets. Isabelle Gagnon-Birch assure le vice-rectorat à l’administration qui gère les ressources humaines, les finances, les infrastructures, etc. « Mon rôle à moi c’est la gestion du corps professoral, le secteur registraire qui englobe les admissions, les inscriptions et tout cela. Aussi, le secteur des technologies pour appuyer à l’enseignement, les affaires étudiantes et tous les services que nous offrons aux étudiants pour les soutenir dans leur parcours », explique-t-elle. 

Avec maintenant plus de 300 étudiants inscrits à l’Université de Hearst dispersés sur les trois campus, la baisse de la quantité de visas d’études internationaux permis au pays est un défi de taille pour toutes les institutions postsecondaires, selon Manon Cyr. « Nous sommes uniques dans bien des choses, mais pas celle-là ! Donc, c’est un défi oui, mais c’est à nous de regarder comment faire pour chercher nos étudiants et étudiantes canadiens ici dans la région et dans nos provinces. Nous travaillons en collaboration avec d’autres institutions post- secondaires et c’est à nous d’être innovants ! » 

L’envie de partir loin de la maison et d’explorer le monde est très forte chez les jeunes du Nord de l’Ontario, même s’ils vont suivre ailleurs un programme qui se donne à Hearst. Le modèle pédagogique est différent au niveau de l’approche programme, -l’expérientiel, l’apprentissage et du format bloc. « Nous avons tout ce qui a en place et je crois que nous sommes dans une nouvelle ère avec l’arrivée d’Aurélie Lacassagne, notre rectrice. C’est toujours intéressant de regarder différentes façons de faire les choses. Je crois que ça aussi, ça m’attirait beaucoup », avoue la vice-rectrice. 

L’Université de Hearst désire innover quant à son offre de programmes. Dans les dernières années, c’est une continuité de programmes qui a été faite avec l’ajout du diplôme d’études supérieures en psychothérapie, conçu à partir du profil des compétences de l’Ordre des psychothérapeutes autorisés de l’Ontario (OPAO). 

L’ajout de nouveaux programmes ou la continuité de ceux existants fait partie des objectifs stratégiques, selon Mme Cyr. « Nous voulons répondre aux besoins en main-d’oeuvre de la région. Les régions du Nord, ça fait partie de qui nous sommes. Donc oui, nous aimerions avoir des programmes plus adaptés, mais sans devenir des jacks of trades. Des fois, tu peux avoir 35 programmes, mais t’es expert dans quoi, là ? En ce sens-là, il faut garder aussi nos expertises. » 

Elle avoue que les professeurs ont de nouvelles idées d’ajout de programmes ou de changements au sein des programmes existants pour justement répondre à la demande régionale. 

Malgré les efforts soutenus en recrutement, l’institution post-secondaire rencontre le même défi que partout au pays : le manque de logements abordables. Seulement leur campus de Timmins donne accès à une résidence universitaire. C’est une question de logistique quand vient le temps d’installer les nouveaux arrivants. « Parfois, nous décidons que cette cohorte débutera à Timmins, ou parfois des gens se proposent pour héberger des étudiants pendant quelques mois, le temps qu’ils se trouvent un logement », explique Mme Cyr. 

Les étudiants internationaux avaient tendance à prioriser le campus de Timmins puisqu’il était près d’un aéroport, maintenant leur choix est plutôt guidé par ce que leurs amis décident, afin de vivre l’expérience entouré de connaissances. 

Manon Cyr avoue avoir de multiples ambitions qu’elle ne partage pas toujours à voix haute, mais son but premier pour le moment c’est d’appuyer la nouvelle rectrice dans cette transition. « C’est la première fois que nous avons quelqu’un qui n’est pas de l’interne, aussi les différentes difficultés avec les règles provinciales et fédérales. Moi je pense que j’amène une certaine stabilité et une ouverture à innover. Aurélie a pris sa place à elle et amène une énergie différente, une expérience différente. »