La conversation était globalement positive selon Mme Coulombe. « Elle m’a dit que je ne pouvais pas mieux tomber, car en ce moment ils travaillent sur le plan de cinq ans pour les services de garde pour enfants. Pour ce faire, ils vont se promener dans nos communautés et venir voir c’est quoi les besoins, les statistiques de naissances et tout cela. Ils seront à Mattice entre la mi-avril et la mi-mai. »
Il s’agira d’une rencontre publique dans une salle que la Municipalité fournira à l’organisme en temps et lieu. « Elle m’a aussi confirmé quelques informations, comme il y a des listes d’attentes dans les centres qui existent déjà. Un sondage a circulé dans les conseils scolaires, car les services sociaux n’offrent pas de fonds pour rénover, donc les conseils ont tenté d’évaluer les besoins des parents pour ensuite trouver les fonds eux-mêmes », explique Mme Coulombe.
Toutefois, il serait très difficile de prouver la viabilité à long terme de l’installation d’un service de garde dans l’École catholique St-François-Xavier et être en mesure de payer les frais d’exploitation de 200 $ par jour, par enfant. « Donc ça prend au moins 10 à 12 enfants par jour pour que ça soit viable et les parents ne payeraient que 12 $ par jour. Il faut être capable de démontrer avec les statistiques que tu as le nombre requis et que tu continueras à l’avoir dans les années à venir », explique-t-elle.
Mme Costello a aussi mentionné que c’est un long processus et que les possibilités d’expansion par la suite sont limitées. Cette année, pour tout le territoire, seulement 35 places ont pu être créées. La règlementation est aussi très stricte par rapport au nombre d’éducatrices certifiées qui sont requises par groupe d’enfants, selon leur âge.
Le manque d’éducatrices est flagrant également dans tout le district, et principalement dans les centres francophones. « Mme Costello prenait l’exemple de Kapuskasing qui a 60 % des places qui ne sont pas comblées parce qu’ils n’ont pas le personnel qualifié pour rencontrer les ratios. La province, l’allocation fédérale qu’elle reçoit, elle la distribue de façon égale dans les 45 conseils de services sociaux. »
Dans le cas de Mattice-Val Côté, une garderie en milieu familial serait plus facile à instaurer et c’est d’ailleurs l’avenue qui était déjà envisagée par le personnel municipal et le groupe de mamans. « C’est certain que les places sont plus limitées, avec seulement six enfants, mais tu n’as pas besoin d’être qualifiée, ça c’est une des choses. Tu dois avoir un plan face à la sécurité des lieux, tu dois avoir des assurances, mais c’est beaucoup plus simple et plus rapide à mettre sur pied. Le Conseil des services du district de Cochrane (CSDC) paye directement cette personne-là et les parents payent le CSDC », conclut-elle.
Toutes les informations ont été partagées avec la représentante de la délégation, Macha Plamondon. Une personne a également approché la Municipalité pour avoir un service de garde en milieu familial chez elle.
