le Jeudi 4 juin 2026
le Vendredi 14 mars 2025 16:30 Sciences

La Chine innove avec le thorium, l’Ontario explore ses possibilités pour l’avenir nucléaire

Centrale nucléaire de Pickering — Photo : ontarioconstructionnews/web
Centrale nucléaire de Pickering
Photo : ontarioconstructionnews/web

La Chine a récemment activé le premier réacteur nucléaire commercial alimenté au thorium, un développement majeur qui pourrait avoir des répercussions sur l’ensemble de l’industrie nucléaire. Tandis que la Chine ouvre la voie, l’Ontario s’interroge sur les implications de cette innovation pour son propre secteur énergétique.

La Chine innove avec le thorium, l’Ontario explore ses possibilités pour l’avenir nucléaire
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Ce réacteur à sels fondus, situé dans la province du Gansu, met de l’avant une technologie plus sure et plus durable que les réacteurs à uranium traditionnels, un modèle qui se distingue par sa sécurité passive. Contrairement aux réacteurs à uranium, le réacteur à sels fondus ne peut pas connaitre de fusion nucléaire, car le sel fondu peut se déposer dans un réservoir de sécurité si les pompes de refroidissement échouent. Cette conception minimise considérablement les risques de contamination radioactive, une avancée significative pour la sureté nucléaire.

L’un des principaux atouts du thorium est sa disponibilité. Plus abondant que l’uranium, il constitue une ressource potentiellement plus durable pour la production d’énergie nucléaire. De plus, les réacteurs à thorium génèrent moins de déchets radioactifs à longue durée de vie et produisent moins d’actinides mineurs que les réacteurs à uranium, une caractéristique qui répond à l’une des principales préoccupations environnementales du secteur nucléaire.

L’Ontario, où les centrales nucléaires jouent un rôle clé dans la production d’électricité, suit attentivement les avancées technologiques dans le domaine de l’énergie nucléaire. Bien que la province se concentre actuellement sur la modernisation de ses réacteurs existants, les progrès réalisés par la Chine pourraient influencer ses futures stratégies énergétiques. L’idée d’intégrer des réacteurs à thorium, plus surs et plus durables, pourrait apparaitre comme une solution attrayante pour un avenir énergétique plus vert et plus sécuritaire.

Malgré les avantages évidents du thorium, l’Ontario devra faire face à plusieurs défis avant d’envisager son adoption. L’intégration de cette technologie nécessiterait des investissements dans la recherche, le développement et l’adaptation des infrastructures existantes. De plus, bien que le thorium soit plus abondant, sa gestion et son utilisation nécessitent encore des avancées techniques et des ajustements au niveau des processus de production d’énergie.

La Chine ouvre une nouvelle voie avec l’activation de son réacteur à thorium, une technologie qui pourrait transformer le secteur de l’énergie nucléaire. L’Ontario, déjà acteur majeur dans l’industrie nucléaire, doit maintenant analyser de près cette innovation. Tandis que la province poursuit sa quête de solutions énergétiques durables et sécuritaires, le thorium pourrait bien s’imposer comme une alternative intéressante pour répondre aux défis énergétiques futurs.