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le Jeudi 13 mars 2025 10:08 | mis à jour le 14 mars 2025 10:11 National

Mark Carney élu chef du Parti libéral et nouveau premier ministre du Canada

Mark Carney, ancien gouverneur de la Banque du Canada, a remporté la course à la direction du Parti libéral avec une écrasante victoire de près de 86 % des voix. Ce novice en politique, désormais désigné premier ministre, s’apprête à mener le pays vers un changement radical dans un contexte politique instable.

Mark Carney élu chef du Parti libéral et nouveau premier ministre du Canada
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Sa victoire marque une rupture nette avec l’ère Justin Trudeau, dont l’héritage est désormais remis en question. Lors de son discours de victoire, Carney a promis de se battre pour l’économie canadienne et la souveraineté nationale, mettant l’accent sur la nécessité d’adopter une approche stratégique et disciplinée face aux défis économiques qui attendent le pays.

Le prochain défi de Carney sera la formation de son cabinet, un processus déjà en cours, mais qui suscite de nombreuses spéculations sur les visages qui continueront ou quitteront la scène politique. La nomination de figures emblématiques, telles que Chrystia Freeland, demeure incertaine, après sa démission inattendue du cabinet de Trudeau, un évènement qui a précipité la chute du premier ministre sortant. Carney pourrait aussi devoir convoquer des élections avant la reprise des travaux du Parlement prévue pour le 24 mars, bien que sa prise de fonction officielle reste à confirmer.

L’opposition conservatrice, dirigée par Pierre Poilievre, n’a pas tardé à réagir, qualifiant Carney de prolongation de l’ère Trudeau. Poilievre a accusé Carney de contribuer à l’augmentation des taxes, des couts de logement et du prix des aliments, tout en profitant des délocalisations économiques vers les États-Unis. Malgré cette hostilité, la victoire écrasante de Carney au sein de son propre parti témoigne d’un mandat fort pour prendre le gouvernail et orienter le pays dans une nouvelle direction.

Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, a quant à lui adressé ses félicitations à Mark Carney, tout en insistant sur la nécessité de l’unité nationale face à des défis extérieurs, notamment l’administration Trump aux États-Unis.

Le défi de Carney sera de gérer les tensions internes au sein de son propre parti, notamment entre les différentes factions issues de la course à la direction. La manière dont il choisira de réconcilier ces tensions, et s’il décide d’inclure Freeland ou d’autres figures du précédent gouvernement dans son cabinet, marquera les premières étapes de son mandat.

Face à une économie incertaine et des tensions géopolitiques croissantes, l’ascension de Mark Carney représente une opportunité de relancer le pays. Son expérience en économie et en finance, associée à ses promesses de revitalisation économique, le place comme un leadeur capable de relever les défis qui se profilent. Reste à savoir si son leadeurship saura réunir un Canada fracturé et restaurer la confiance dans le système politique.

Le pays attend désormais que M. Carney prenne officiellement les rênes, un moment clé dans l’histoire politique du Canada.