Le fonctionnement de Travel Advisor repose sur un modèle d’investissement initial en cryptomonnaie. Les utilisateurs doivent d’abord effectuer un dépôt, après quoi leur accès à ces fonds est bloqué jusqu’à la complétion de trente actions prédéterminées. Chaque action nécessite un nouvel investissement, souvent supérieur au solde disponible, forçant ainsi l’utilisateur à déposer des fonds supplémentaires.
Trois aspects principaux du fonctionnement de Travel Advisor ont été identifiés comme problématiques par les utilisateurs. Les actions dites « premium » imposent un montant toujours supérieur au solde de l’utilisateur, ce qui l’oblige à investir continuellement. L’impossibilité de retrait avant la complétion des actions est perçue comme une condition abusive, les utilisateurs n’ayant pas la possibilité de récupérer leur argent avant la fin du processus. Les activités demandées aux utilisateurs incluent la publication de critiques d’hôtels qu’ils n’ont jamais visités, ce qui remet en question la légitimité du service.
Rebecca Rose, présentée comme adjointe en aide au recrutement pour Travel Advisor, a nié les accusations de fraude affirmant que les conditions du programme sont clairement définies dès l’inscription. Toutefois, selon des témoignages, elle aurait menacé un utilisateur de l’exclure du système s’il persistait à qualifier le processus de frauduleux, témoignant de leur volonté à garder le processus caché et sans problèmes.
Sur le plan juridique, les experts considèrent que ce type de système repose sur des pratiques frauduleuses qui pourraient relever de l’escroquerie et de la fraude financière. Selon le Code criminel du Canada, la fraude est définie comme le fait de tromper le public dans le but d’obtenir un avantage financier indu. Le fait que Travel Advisor impose des investissements successifs et empêche les retraits avant la complétion des actions pourrait constituer une infraction. De plus, l’obligation de publier de fausses critiques d’hôtels peut également être considérée comme une forme de manipulation frauduleuse, ce qui est illégal selon les lois en matière de publicité mensongère et de protection des consommateurs.
Les autorités locales n’ont pas encore confirmé si une enquête formelle est en cours. Cependant, des experts en cybersécurité recommandent aux citoyens de faire preuve de prudence face à ce type de plateforme et d’éviter les investissements en cryptomonnaie sans garanties claires.
Cette affaire continue de susciter des inquiétudes dans la région de Hearst et du Nord de l’Ontario, plusieurs victimes cherchant actuellement des recours légaux pour tenter de récupérer leurs pertes. Certains d’entre eux envisagent d’intenter des poursuites en justice contre les responsables de Travel Advisor, tandis que d’autres sollicitent l’intervention des autorités règlementaires pour examiner la légalité des pratiques de l’entreprise.
