le Jeudi 4 juin 2026
le Vendredi 24 janvier 2025 13:25 | mis à jour le 3 février 2025 20:46 Régional

Réactions et commentaires des maires de Hearst et Mattice-Val Côté

  Photo : Sophie Gagnon
Photo : Sophie Gagnon

Lors de la panne de courant majeure dans un froid glacial de lundi dernier, une conférence de l’Association des municipalités rurales de l’Ontario avait lieu à Toronto, de samedi à mardi. Il s’agit de l’une des rencontres à laquelle les maires du nord de la province participent chaque année.

Réactions et commentaires des maires de Hearst et Mattice-Val Côté
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Le maire de la Ville de Hearst, Roger Sigouin, y assistait, accompagné de l’administrateur en chef de la Ville, Éric Picard.  

 Dès que M. Sigouin a reçu la nouvelle de la panne de courant, il a effectué, à partir de Toronto, des appels téléphoniques directement à Hydro One. « J’ai passé presque toute la journée sur le téléphone avec eux pour les brasser, pour que ça grouille. Ce n’est pas évident avec ces gens-là, ils donnent presque l’impression de ne pas avoir de sentiments en déployant seulement une équipe pour essayer de réparer quelque chose lorsqu’il fait 40 en bas de zéro », exprime-t-il. « Une femme d’Hydro One est venue me rejoindre à la conférence et je lui ai fait savoir que je n’étais pas trop impressionné de leur organisation. Notre équipe de la Corporation de distribution d’électricité à Hearst était prête à travailler avec eux pour leur donner un coup de main et ils ont refusé complètement. » 

Pour lui, il y a eu un manque d’engagement de la part d’Hydro One face à la situation qui se déroulait dans sa communauté. De plus, le fait que le fournisseur changeait d’heure en heure le temps estimé de la restauration a ralenti le processus de la déclaration de l’état d’urgence, selon lui. « Lorsque j’ai parlé avec le coordonnateur du comité des mesures d’urgence, Jean-Michel Chabot, je lui ai mentionné que nous ne pouvions plus attendre après eux avant de déclarer l’état d’urgence ! Une équipe en ville seulement pour essayer de déterminer le problème, ce n’était pas assez et c’est pour cela qu’ils ont déclaré l’état d’urgence dans l’incertitude de l’heure que c’était pour être rétabli. »

Le maire de Mattice-Val Côté, Marc Dupuis, n’était pas à la conférence. Il dit que sa municipalité a commencé à s’inquiéter vers 15 h, lorsque le temps estimé ne faisait qu’augmenter d’heure en heure. « J’étais en contact avec notre administratrice en chef, Guylaine Coulombe, afin de discuter des étapes à suivre pour définir les endroits qui pourront être utilisés éventuellement par les gens qui étaient sans chaleur », explique M. Dupuis. 

Il a également téléphoné à M. Plamondon, le président du Club Bienvenue dans sa municipalité, pour utiliser leur salle et il avait accepté sans hésitation. 

 « La salle de réunion de la Municipalité aurait été un autre endroit, en haut, et l’autre salle au sous-sol. Nos employés ont aussi fait le tour de toutes nos infrastructures et ont veillé à ce que les génératrices soient fonctionnelles tout au long de la panne. La Municipalité et le plan d’eau étaient entre bonnes mains ! »

Au village de Mattice, la station d’essence Ti-Bob avait une génératrice, ce qui permettait aux résidents de s’approvisionner en carburant.

Le maire Dupuis est resté actif sur les réseaux sociaux, demandant aux gens qui avaient du chauffage d’inviter ceux dans le besoin. « En début de soirée, nous avions une bonne partie du village avec l’électricité, malgré tout je remercie les employés de Hydro One et du PUC (Corporation de distribution électrique de Hearst) pour un travail qui n’a pas dû être facile. Les services d’ambulance, les policiers de la PPO et le transport d’autobus communautaire ont aussi aidé dans la région de Hearst. Nous avons été chanceux, mais ça aurait pu être plus difficile ! »

Il ajoute que les habitants de Val Côté ont également lancé des invitations et ouvert leurs portes à ceux qui n’avaient pas de courant. « La beauté parfois dans le fait de vivre dans une petite municipalité et d’être en région c’est le chauffage au bois qui a surement aidé beaucoup de gens à passer à travers », conclut Marc Dupuis.