Par Renée-Pier Fontaine d’après les informations de Thomas Laberge de La Presse Canadienne
Interrogé sur l’impact du départ de Mme Freeland, M. Ford a admis que cela préoccupe tout le monde autour de la table, soulignant qu’il ne s’y attendait pas. L’annonce de Mme Freeland, survenue quelques heures avant sa mise à jour économique, a eu un effet choc dans le paysage politique canadien.
Les premiers ministres se rencontrent pendant deux jours pour élaborer une stratégie face à la menace du président élu Donald Trump, qui envisage d’imposer des tarifs de 25 % sur tous les produits en provenance du Canada et du Mexique. Il exige que les deux pays prennent des mesures pour enrayer l’afflux de « migrants illégaux » et de fentanyl vers les États-Unis.
Cependant, l’unité souhaitée par Doug Ford semble difficile à atteindre. Les provinces affichent des approches divergentes sur la manière de gérer cette crise. Doug Ford prône une réponse ferme et a même proposé de couper l’approvisionnement en énergie des Américains. À l’inverse, François Legault, premier ministre du Québec, suggère d’apaiser Donald Trump en adoptant une approche plus conciliante, notamment concernant les questions d’immigration transfrontalière.
Danielle Smith, première ministre de l’Alberta, juge irréaliste de résoudre le litige en imposant des tarifs sur les produits américains importés au Canada. De son côté, Susan Holt, première ministre du Nouveau-Brunswick, estime qu’une riposte tarifaire pourrait inciter M. Trump à reculer. Bien qu’elle doute qu’une position commune émerge de ces discussions, elle reste optimiste quant à certains progrès.
La rencontre se déroule sous le poids des incertitudes économiques et politiques, les premiers ministres tentant de concilier leurs différences pour faire face à une menace qui pèse lourdement sur l’économie canadienne.
