Doudou a réalisé sa toute première projection de film pour le Club de cinéma, coïncidant avec le début des cours cet automne. Son engagement est de poursuivre les activités du club avec le même format que celui utilisé par Patrice et la manière dont il projetait ses films.
Doudou Kama Samba
« Je ne vais pas changer le format de Patrice Villeneuve. Lui, il projetait le film, ensuite il y avait des discussions à la prochaine projection, environ 30 minutes avant de projeter un nouveau film. Je vais garder le même format, mais je veux aussi faire découvrir à la communauté de Hearst notre cinéma africain. Parce que nous, les Africains, on ne montre pas trop notre culture là où l’on se trouve. Donc moi, j’aimerais partager notre cinéma avec la communauté pour qu’elle le découvre et lui montrer que le cinéma chez nous, c’est notre vision, notre manière de communiquer, mais aussi un mode de vie. »
En plus, l’étudiant a ajouté que cette année, il va essayer de montrer aux participants du Club de cinéma des films qui présentent la culture africaine. Néanmoins, M. Samba souhaite rester ouvert, car il ne veut pas se limiter aux films africains et afrodescendants.
« Le cinéma français c’est une passion pour moi et j’aime bien aussi le cinéma francophone. Donc on va faire un mixte sur la projection des films, mais cette année-ci, l’objectif que je veux vraiment avec ce club de cinéma c’est beaucoup plus présenter le cinéma africain », précise Doudou Samba.
Comme d’habitude, l’étudiant a rappelé qu’il conservera les mêmes horaires que l’an dernier avec Patrice. Le Club de cinéma commence à 19 h tous les jeudis. Le lancement officiel du club a eu lieu jeudi dernier à l’amphithéâtre de l’UdeH, où Doudou a projeté un film sénégalais réalisé par Ousmane Sembène, intitulé FAAT KINÉ.
Pour le déroulement du club cette année, M. Samba a souligné qu’il poursuivra la continuité.
« Comme tout le monde le sait déjà, le club existe grâce à Patrice Villeneuve qui l’a démarré l’année passée. Moi, je vais simplement prendre les rênes et essayer d’informer tout le monde et d’inviter chacun. Parce qu’on a besoin de tout le monde pour participer, donner son point de vue, échanger sur la multiculturalité entre nous, les Africains, et les habitants de la ville. C’est ça qui fera la beauté de ce club, et nous comptons continuer sur cette lancée », confie-t-il.
Selon Doudou, le club de cinéma est un moment où les gens peuvent partager leurs points de vue et leurs cultures, tout en découvrant d’autres réalités. De plus, cela peut aider les participants à créer des liens forts avec la communauté.
« Avec les gens qui venaient l’année passée, on a eu une certaine proximité. Et ça nous a permis de redécouvrir et de ne pas avoir peur de les aborder, parce qu’un soir ensemble au club, on partage simplement ce que l’on a de beau à travers le cinéma. J’invite tout le monde à venir participer avec nous et à contribuer à ce projet. »
La passion de Doudou Kama Samba pour le cinéma remonte à son enfance au Sénégal. Il a commencé comme bénévole dans une bibliothèque communautaire alors qu’il était très jeune ; c’est là qu’il a découvert son intérêt pour la photographie et la cinématographie.
« Cette passion sur le cinéma, je l’ai plus développée entre mes 17 et 19 ans avec la découverte que j’avais faits sur Ousmane Sembène. Je me rappelle avoir organisé pas mal d’activités de projection du cinéma là où j’étais au Sénégal, à Yoff, pour partager ma passion, mais aussi essayer de partager les différentes perspectives du cinéma. »
