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le Mardi 12 août 2025 14:43 | mis à jour le 12 août 2025 14:45 Chez nous

Danielle Lauzon figure comme ambassadrice de l’UdeH au recrutement d’étudiants

  Photo gracieusté de Danielle Lauzon
Photo gracieusté de Danielle Lauzon

Originaire de Hearst, Danielle Lauzon, âgée de 36 ans, est à la tête des liaisons internationales de l’Université de Hearst, un poste stratégique qu’elle occupe depuis 2015. Derrière son sourire engageant et sa parole fluide se cache un parcours riche, fait de passions culturelles, d’engagement communautaire et d’une volonté affirmée de bâtir des passerelles entre les étudiants d’ici et d’ailleurs.

Danielle Lauzon figure comme ambassadrice de l’UdeH au recrutement d’étudiants
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Née et élevée à Hearst, Mme Lauzon garde des souvenirs forts de sa jeunesse. Très impliquée dans la communauté locale, elle s’intéresse rapidement au milieu culturel, mais trouve que l’offre artistique dans sa ville natale est limitée, surtout pour une jeune femme qui rêve de monter sur scène.

« Je désirais étudier les arts de la scène et c’est pour cette raison que j’ai dû quitter Hearst pour études. Mon parcours culturel à Hearst m’a inspiré à poursuivre dans ce domaine. », raconte-t-elle. Après avoir obtenu son diplôme d’études secondaires, Danielle quitte Hearst pour s’installer à Sudbury, où elle entame des études en arts d’expression à l’Université Laurentienne. Son intérêt pour la culture et le patrimoine la pousse ensuite à entreprendre un second baccalauréat, en folklore.

Sa carrière professionnelle démarre à Sudbury. Elle y occupe le poste de directrice générale du Centre franco-ontarien de folklore, tout en s’investissant bénévolement dans de nombreux organismes francophones tels que La Slague, Le Carrefour francophone, Le Salon du livre du Grand Sudbury, La Galerie du Nouvel-Ontario et le Théâtre du Nouvel-Ontario. Ce penchant démontre son profond attachement à la culture francophone et à la mise en valeur du patrimoine.

Photo gracieusté de Danielle Lauzon

Toutefois, après quelques années à Sudbury, Danielle a décidé de se retourner à Hearst. En 2015, Mme Lauzon a choisi de revenir s’établir dans sa ville natale avec son mari, Joël Lauzon, où ils ont ensemble deux filles. Ce retour aux sources coïncide avec une nouvelle étape professionnelle : devenir responsable des liaisons internationales à l’Université de Hearst. Un poste-clé qu’elle occupe depuis 10 ans.

L’année 2025 a d’ailleurs marqué un moment important pour l’UdeH. Au printemps dernier, l’institution a organisé une cérémonie de remise des diplômes réunissant plus de 80 finissants et finissantes, un chiffre record dans l’histoire de cet établissement. « C’était l’une des plus grandes cohortes qu’on ait eues », souligne Danielle.

En outre, pour la rentrée de cet automne, l’Université de Hearst prévoit accueillir plus d’une centaine de nouveaux étudiants. Il s’agit d’une croissance soutenue en grande partie par l’arrivée d’étudiants internationaux, notamment en provenance de l’Afrique de l’Ouest. Selon Mme Lauzon, la plupart de ces étudiants sont particulièrement attirés par le programme d’administration des affaires.

Mais au-delà des chiffres, c’est toute une vision que Danielle contribue à mettre en place. Lors de l’entrevue, elle nous a annoncé avec beaucoup de joie le nouveau projet pilote lancé par l’Université de Hearst : (le PPECFSM) Projet pilote pour étudiants dans les communautés francophones en situation minoritaire. Cette initiative permet à des étudiants internationaux de venir s’installer dans le Nord de l’Ontario avec leur famille.

Ce programme prend tout son sens dans le contexte des nouvelles directives d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC). Désormais, les étudiants doivent obtenir une attestation provinciale pour déposer leur demande de visa d’étudiant. D’après Mme Lauzon, l’Université exige un dépôt de 2000 $ afin d’assurer cette étape. Pour certains, ce montant peut même s’accompagner du paiement d’une année complète d’études, ce qui facilite leur arrivée et leur intégration.

« Ces nouvelles mesures, bien qu’elles paraissent contraignantes à première vue, ont un effet positif. Les étudiants qui s’engagent financièrement dès le départ sont souvent plus motivés à aller jusqu’au bout de leur projet. Avant, plusieurs recevaient leur admission, mais ne complétaient pas leurs démarches », explique-t-elle.

Pour Danielle, l’arrivée de ces étudiants internationaux a un impact concret. Elle insiste sur leur contribution à l’économie locale : « Ici à Hearst ce sont eux qu’on retrouve dans les commerces, les restaurants et à l’épicerie. Ils font vivre la communauté et ils participent au développement de la ville. »

Bref, le parcours de Danielle Lauzon est un exemple d’ancrage et de retour aux sources. Partie de Hearst pour réaliser ses rêves artistiques et culturels, elle y revient quelques années plus tard pour offrir à d’autres, c’est-à-dire aux gens locaux et étrangers des opportunités dans le milieu universitaire.

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