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le Mercredi 23 juillet 2025 15:30 | mis à jour le 28 juillet 2025 15:25 Technologie

Un robot chirurgien grâce à l’intelligence artificielle

  Photo : Juo-Tung Chen | Johns Hopkins University.
Photo : Juo-Tung Chen | Johns Hopkins University.

Des scientifiques américains ont annoncé la première intervention chirurgicale réalisée par un robot avec une assistance humaine limitée. Leurs résultats ont été publiés dans la revue Science Robotics.

Un robot chirurgien grâce à l’intelligence artificielle
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Le robot utilisé par des chercheurs de l’Université Johns Hopkins a réussi à pratiquer une ablation de la vésicule biliaire sur un cochon mort, comme l’indique un communiqué de presse sur le site EurekAlert le 9 juillet dernier.

Le robot était dirigé par une intelligence artificielle (IA) qui a été entraînée à partir de 17 heures de vidéos montrant des chirurgiens effectuant cette même opération sur des cochons. Ces images lui ont permis d’observer 16 000 gestes chirurgicaux. L’IA a ainsi appris à reconnaître les canaux biliaires et les artères, à les saisir, à installer des pinces et à couper certaines parties de l’organe avec des ciseaux.

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À partir de ces images, l’IA a d’abord développé des instructions textuelles (ex. : « clamper le deuxième canal ») décrivant chaque étape de l’opération. Par la suite, l’IA a transformé ces directives en mouvements tridimensionnels des instruments chirurgicaux. L’IA pouvait également répondre aux commandes vocales de l’équipe médicale. L’opération de la vésicule biliaire a nécessité l’enchaînement de 17 tâches spécifiques.

La chirurgie s’est déroulée presque entièrement sans intervention humaine : un assistant devait seulement changer les instruments à l’occasion. Le robot a répété cette intervention huit fois et a obtenu une note de 100 % à chaque reprise. Cela ne signifie pas qu’il n’a commis aucune erreur, mais il était en mesure de les détecter et de les corriger de façon autonome.

Selon les chercheurs, la prochaine étape est de réaliser le même type de chirurgie sur un animal vivant. Les scientifiques sont donc encore loin d’une utilisation en médecine humaine. Avant d’atteindre ce stade, il faudra d’abord mettre en place une réglementation assurant la sécurité des patients, souligne un médecin interrogé par la revue New Scientist.