le Jeudi 4 juin 2026
le Vendredi 25 juillet 2025 10:00 Chez nous

Sara Poliquin est la nouvelle directice générale de La Maison Verte

  Photo : Ndery Dione
Photo : Ndery Dione

Un vent de renouveau souffle sur La Maison Verte de Hearst depuis avril dernier. À la tête de cette institution bien ancrée dans la communauté se trouve désormais Sara Poliquin, une femme originaire de la région, animée par une vision claire et un engagement sincère envers le développement durable et l’implication communautaire.

Sara Poliquin est la nouvelle directice générale de La Maison Verte
00:00 00:00

Après ses études secondaires, Mme Poliquin quitte sa ville natale pour poursuivre sa formation au Collège Boréal de Sudbury. Elle y complète un diplôme de technique en environnement forestier et faunique, suivi d’une spécialisation en technologie forestière. Un choix de carrière qui témoigne déjà de son profond intérêt pour les ressources naturelles et leur gestion durable.

Une fois diplômée, Sara retourne à Hearst pour s’y établir et construire sa vie familiale. Mère de deux enfants, elle entame sa carrière professionnelle chez Lecours Lumber, une entreprise locale bien connue dans le domaine forestier, où elle travaillera pendant six ans. Cette expérience, à la fois humaine et professionnelle, a été déterminante pour son parcours.

C’est donc en avril 2025 que Sara Poliquin prend officiellement les rênes de La Maison Verte, un centre horticole communautaire qui vise à promouvoir la culture locale, la sensibilisation environnementale et l’engagement citoyen à travers la production et la vente de semis, de fleurs, de légumes et d’arbres. Dès ses premiers jours, la nouvelle directrice générale adopte une approche basée sur l’écoute et l’apprentissage.

« J’ai commencé par apprendre la structure de l’entreprise. Heureusement, j’ai une très bonne équipe qui m’a facilité la tâche. Il y a eu beaucoup de collaboration dès le départ. » Pour Mme Poliquin, l’accueil chaleureux et le soutien de ses collègues ont été essentiels dans cette période de transition.

Elle reconnait d’ailleurs l’importance de l’expérience chez ses employé(e)s. « Je suis arrivée avec plusieurs idées, et l’équipe m’a bien accompagnée. Elle m’appuie dans mon quotidien, ce qui me donne beaucoup de motivation. »

Sara ne cherche pas à faire des changements avec le temps. Elle veut d’abord poursuivre le travail de ses prédécesseures en respectant la hiérarchie déjà en place, tout en ouvrant la porte à des ajustements progressifs.

Photo : Ndery Dione

« Je veux comprendre comment les choses fonctionnent ici, écouter les employé(e)s, voir ce qui peut être amélioré ou modifié avec le temps », explique-t-elle. Cette approche prudente, mais résolument proactive est à l’image de sa vision du leadeurship : ancrée dans la réalité, mais ouverte à l’innovation.

L’une des difficultés sur lesquelles Sara s’est penchée est celle des finances. Comme beaucoup d’organismes communautaires, La Maison Verte est confrontée à un budget un peu serré. « La situation financière est encore fragile. Mais je travaille à trouver des solutions, notamment en augmentant les ventes d’arbres. C’est un produit qui peut vraiment nous aider », admet-elle.

Au-delà de la production traditionnelle de l’entreprise, Mme Poliquin cherche à renforcer la visibilité et l’implication de La Maison Verte dans la communauté. Elle veut instaurer une présence accrue sur les médias sociaux, afin de mieux faire connaitre les activités et les produits offerts.

En plus, elle souhaite participer à des foires locales, où seront vendus des bouquets de fleurs et d’autres produits de la serre. L’objectif : tisser des liens plus étroits avec les citoyens et diversifier les sources de revenus.

Sara explore également des pistes de financement à travers des subventions. « J’essaie d’obtenir de l’aide pour moderniser notre façon de semer, notamment grâce à l’achat de machinerie. Ça nous permettrait d’économiser à long terme. » Même si elle reste en attente de réponses, Sara Poliquin demeure optimiste quant à ces opportunités.

Cependant, pour cet été, les activités horticoles suivent leur cours habituel avec la culture des semis dans les serres, ainsi que la production de tomates, de concombres et de fleurs. La nouvelle directrice préfère observer et prendre le temps d’évaluer avant d’envisager de grandes transformations. « Je veux suivre le même rythme pendant un an et voir ensuite s’il y a des choses à ajuster. »

Ce qui ressort avec force de l’entretien avec Mme Poliquin, c’est son désir de mobiliser davantage la communauté autour de La Maison Verte. Elle souhaite augmenter la clientèle locale, mais aussi créer un réseau de bénévoles pour l’appuyer dans différentes initiatives. « J’ai beaucoup de plans et d’idées, mais ça prend aussi des gens prêts à s’impliquer, par exemple dans les foires. »

Sara conclut avec un message qui résonne fortement dans une époque marquée par les préoccupations environnementales et économiques : « J’encourage les gens à acheter local. Chaque petit achat à La Maison Verte peut faire une différence. C’est ainsi qu’on soutient notre communauté, nos valeurs et notre environnement. »