Bien que l’option des ponceaux ait initialement été envisagée comme une solution économique et rapide, des contraintes techniques liées à l’infrastructure souterraine remettent en question sa faisabilité. En effet, une canalisation sanitaire traverse actuellement le ruisseau à proximité du pont, en direction de la lagune municipale. Or, les ponceaux (calvettes) pourraient exercer une pression sur cette canalisation, risquant ainsi de l’endommager.
Pour déterminer avec précision la localisation de cette conduite, deux options étaient considérées : la détection par un éventuel revêtement interne, peu probable compte tenu de l’ancienneté du tuyau, ou la réalisation de travaux d’excavation.
Si les risques pour la conduite sont confirmés, la Municipalité devrait soit abandonner l’option des calvettes, soit la combiner avec des mesures de protection telles qu’un mur de rétention en ciment ou en enrochement. D’autres mesures de sécurité, comme l’installation de poteaux de sécurité aux abords du pont est également nécessaire en cas de configuration à voie unique — une option envisagée pour réduire la longueur des calvettes et leur proximité à la conduite.
L’ingénieur Randy Miller, chargé de la conception des plans, estime que l’ajout de ces poteaux représenterait un cout d’environ 50 000 $, tandis que la construction d’un mur de rétention pourrait atteindre les 70 000 $, selon le modèle envisagé. À titre comparatif, un projet similaire sur une autoroute provinciale avait couté jusqu’à 160 000 $.
Selon Villeneuve Construction, la durée de vie des calvettes ne serait pas significativement supérieure à celle d’un pont, ce qui réduit leur attrait en matière de durabilité. Le pont préfabriqué de type Lessard, proposé en alternative, peut être installé en quelques jours, tout comme les calvettes.
Vers le remplacement par un nouveau pont
Compte tenu des risques techniques et des couts supplémentaires que nécessiterait l’option des ponceaux, le remplacement par un nouveau pont s’impose comme la solution la plus abordable et sécuritaire, à moins qu’une étude précise n’établisse que l’intégrité de la canalisation sanitaire ne soit aucunement menacée.
Bien que des membres du conseil aient exprimé une préférence initiale pour les calvettes, la recommandation actuelle est de procéder avec un nouveau pont, en tenant compte des enjeux de sécurité, de durabilité et de couts à long terme.
