Venue tout droit de Toronto, madame French trouvait très important de venir discuter en personne des évènements qui ont mené à un état d’urgence à Hearst il y a un peu moins de deux mois.
« Il y a plusieurs choses que nous aurions pu faire mieux, entre autres une meilleure communication de notre part et nous sommes résolu à faire mieux. C’était une longue panne pendant une journée froide et ce n’est pas le genre de service qu’Hydro One désire donner aux communautés, du nord en particulier », exprime-t-elle.
La vice-présidente exécutive qui parlait au nom de la compagnie explique que ce jour-là, il s’agissait d’une panne complexe et que lorsque les heures estimées pour le retour du courant étaient partagées, l’équipe d’Hydro One avait sous-estimé la complexité de la tâche. « Il y a eu d’autres problèmes qui se sont enchainés, et au lieu de porter notre attention sur la communication avec vous pour s’assurer que vous êtes préparés pour cela, nous avons mis toute notre attention sur le retour du courant. Avec du recul, nous nous sommes rendu compte de notre erreur et c’est pour cela que Ted et moi sommes ici. Premièrement pour s’excuser, nous sommes ici pour nous réconcilier et améliorer notre communication également. »
Mme French était accompagnée de Ted Lyberogiannis, le directeur de la fiabilité du système et de la gestion des urgences d’Hydro One, car c’était important pour elle qu’il soit à ses côtés pour annoncer la tenue d’un évènement de préparation en cas de panne dans les prochains mois à Kapuskasing. « Nous voulons rassembler les communautés, ainsi que notre équipe de gestion des urgences, les policiers et les services d’incendies afin de discuter de vos besoins par rapport à nous et comment nous pouvons nous améliorer », explique-t-elle.
Depuis le 20 janvier, la région de Hearst a subi d’autres pannes de courant. Même si elles étaient de courte durée, elles ont été isolées et étudiées par l’équipe d’Hydro One. « Je suis fière de vous annoncer que nous avons fait un investissement dans votre région d’à peu près un million de dollars il y a quelques mois et malgré le fait que ça n’a pas aidé lors de la panne de janvier, la modernisation de nos systèmes a fait une différence dans les pannes du mois de février. »
Selon Mme French, avec cet investissement majeur, les résidents de Hearst et les alentours verront une amélioration de la restauration d’une panne et dans les communications. « Nous sommes toujours ouverts à vos retours d’information. »
Le maire Roger Sigouin souligne que depuis les évènements du 20 janvier, lorsqu’une panne est survenue, le personnel municipal a reçu une communication directe de la part d’Hydro One. Toutefois, il dénonce le fait qu’une seule équipe ait été déplacée, en plus du manque de transparence sur l’heure véritable du retour du courant et de la lenteur des communications ce jour-là. « Je me mets à votre place et à des températures ressenties de -51 degrés Celsius, il me semble que j’aurais déployé trois équipes et non une seule, pour être certain de trouver le problème le plus rapidement possible », dit le maire.
Teri French rétorque qu’elle est consciente que cela était inacceptable ; elle indique qu’il y avait plusieurs équipes dans la région, mais que la complexité de la panne a rendu la réparation plus longue que prévu. « Il y avait un problème avec les lignes et à la station également, il y avait des équipes qui patrouillaient et réparaient d’autres choses en parallèle, peut-être que vous n’avez vu qu’une seule équipe qui travaillait sur la ligne, mais en fait, il y en avait plusieurs qui faisaient différents travaux pour la restauration », avoue-t-elle.
Elle souligne que des équipes de Timmins, Kapuskasing et Thunder Bay ont été dépêchées à Hearst ce jour-là, mais M. Sigouin lui a fait la remarque qu’il y a une distance considérable entre les villes et qu’en cas de crise, chaque minute compte. « Notre gros enjeu a été le temps estimé de restauration donnée par l’équipe. Nous croyions avoir trouvé le problème et ce n’était pas le cas, ce n’est pas une bonne excuse quand même ! Nous ne vous avons pas donné la chance de vous préparer adéquatement à une panne prolongée et de vous permettre de mettre sur pied un point de rassemblement pour la communauté. Et c’est ça la vraie leçon que j’ai apprise suite à cette panne », confie Mme French.
Le conseiller Joël Lauzon a pris la parole pour citer la vice-présidente d’Hydro One. « Lorsque vous dites que l’attention était portée sur la réparation de la panne et non sur la communication, c’est un mensonge. Les travailleurs sur le terrain ne sont pas ceux responsables des communications ! Tout le monde devrait avoir des gens pour communiquer lors de moments comme ceux-là et vous n’en aviez pas ! Je suis désolé, mais ce n’était pas à ceux qui travaillaient à réparer la panne de communiquer avec nous et vous ne pourrez pas me convaincre d’autrement. »
Le maire Sigouin a demandé à Teri French et son équipe d’organiser une rencontre également avec le directeur de la Corporation de distribution électrique de Hearst, Jessy Richard, afin de discuter de collaboration entre les deux équipes.
