Arrivé il y a deux ans, un étudiant africain pensait avoir trouvé un cadre propice à sa formation et à son avenir professionnel. Cependant, son parcours a été jalonné d’expériences qu’il qualifie d’injustes et discriminatoires.
Dès le début de son programme d’études, il a constaté un écart entre les promesses faites lors de son inscription et la réalité sur le terrain. L’offre d’admission ne mentionnait pas l’exigence d’un bilinguisme parfait, un critère qui ne lui a été imposé qu’au moment de commencer ses stages. Malgré cela, il a validé sans difficulté son premier stage, prouvant ainsi qu’il était capable de communiquer en anglais et de remplir ses fonctions.
Les difficultés ont commencé lorsqu’on lui a attribué un second stage dans une autre ville. À sa grande surprise, son nouvel encadreur lui a annoncé immédiatement qu’il échouerait son stage, sans même lui laisser la chance de faire ses preuves. L’étudiant est convaincu que cette attitude était motivée par sa couleur de peau, et non par son niveau d’anglais. Il explique que, bien qu’il puisse lire, écrire et communiquer en anglais, il a été traité différemment des autres stagiaires.
Le verdict est tombé après son évaluation : il n’a pas obtenu la moyenne requise et s’est vu contraint d’arrêter son programme sous prétexte qu’il n’était pas bilingue. Pour lui, cet échec n’était pas une question de compétences linguistiques, mais bien un acte de discrimination raciale.
Ce qui l’a le plus marqué, c’est d’apprendre que d’autres étudiants noirs avaient subi le même traitement de la part de son encadreur. Selon plusieurs témoignages, cette personne a l’habitude de défavoriser les stagiaires noirs, indépendamment de leur maitrise de l’anglais.
Face à cette situation, l’étudiant s’est tourné vers la directrice de son programme pour obtenir du soutien. Malheureusement, sa plainte n’a reçu aucune attention. Il affirme que la responsable a fait preuve d’indifférence totale et n’a jamais pris la peine d’intervenir pour défendre ses droits.
Une autre étudiante africaine, installée à Hearst depuis plus de deux ans, a vécu une expérience similaire. Selon elle, le racisme dans son établissement est plus subtil, mais tout aussi subversif.
Elle dénonce d’abord un abus de confiance de la part de son institution académique. Lorsqu’elle était encore dans son pays d’origine, l’offre d’admission qu’elle a reçue lui garantissait un parcours accessible et adapté à ses compétences. Cependant, une fois qu’elle fut arrivée à la fin de son programme, les exigences ont changé de manière instantanée. Tout comme son compatriote, elle s’est retrouvée confrontée à une obligation de bilinguisme qui n’existait pas au départ.
Mais au-delà de cet abus de confiance, c’est la discrimination et le racisme institutionnel qui l’ont profondément marquée. Elle affirme que sa responsable de programme ne l’a jamais traitée de la même manière que ses camarades blancs. À plusieurs reprises, lorsqu’elle a rencontré des difficultés, elle n’a reçu aucun soutien. Contrairement aux étudiants blancs, qui bénéficient d’un accompagnement rapide et efficace, elle devait constamment se battre pour obtenir de l’aide.
L’étudiante souligne également que son domaine d’études est stratégique et que les dirigeants de l’établissement semblent vouloir le réserver aux étudiants blancs. Ce constat est renforcé par le fait que les rares étudiants noirs de son programme sont systématiquement confrontés à des difficultés supplémentaires, comme si on cherchait à les décourager.
Lorsqu’elle a entamé ses stages, elle a remarqué une autre forme de discrimination. Alors que ses camarades blancs recevaient des solutions adaptées à leurs problèmes, elle se voyait régulièrement pousser à l’abandon. Plutôt que de lui offrir des alternatives pour réussir, sa responsable de programme l’encourageait à quitter son cursus.
Les témoignages de ces deux étudiants illustrent une réalité préoccupante : le racisme peut s’infiltrer jusque dans les institutions éducatives, souvent sous des formes fallacieuses. Que ce soit par l’imposition soudaine de nouvelles exigences, le manque de soutien, la discrimination flagrante ou le racisme, ces étudiants ont vécu une expérience marquée par des injustices systématiques.
