Le chef pompier et coordonnateur en chef du comité de planification municipale des mesures d’urgence, Jean-Michel Chabot, était sur place pour détailler les évènements qui ont mené à la déclaration d’urgence lundi après-midi alors qu’une panne de courant majeure sévissait dans des conditions météorologiques extrêmes. Il tenait à souligner que si le temps de déploiement des mesures d’urgence a pu apparaitre comme tardif, c’est parce que le personnel municipal se fiait aux informations d’Hydro One.
La cause de la panne de courant est une série de quatre évènements. Tout d’abord, un court-circuit à l’intersection du chemin Laflamme et de la route 583 Nord est survenu et à cause du froid, la panne s’est propagée vers la ville.
« Avec ce froid glacial, il n’y a plus rien qui fonctionnait. Il était censé y avoir un switch et le switch ne s’est pas produit, ce qui a fait sauter deux disjoncteurs d’Hydro One », explique M. Chabot.
La cause de la panne de courant est une série de quatre évènements. Tout d’abord, un court-circuit à l’intersection du chemin Laflamme et de la route 583 Nord est survenu et à cause du froid, la panne s’est propagée vers la ville.
Les pièces d’équipement sont arrivées par avion de Timmins au lieu d’être transportées par voie terrestre, ce qui a accéléré le processus de restauration du réseau énormément. « Les pièces ont été envoyées par avion après que M. Sigouin soit passé à la télévision. Hydro One semblait plus s’inquiéter de la mauvaise publicité que des gens qui gelaient dans leur maison, des vies humaines. Donc ça, c’est à noter que notre équipe a vraiment bien fait de ce côté-là également », souligne le conseiller Lauzon qui était avec Roger Sigouin à Toronto.
Les remerciements étaient nombreux envers tous ceux qui ont travaillé de près ou de loin à faire en sorte que la situation soit davantage sous contrôle, et également les commerçants, le Conseil scolaire catholique des Grandes Rivières et l’École Ste-Anne, les citoyens, etc. La gratitude des élus et du personnel municipal était vive.
Le manque de transparence et de communication entre la Municipalité et le fournisseur provincial était au cœur des discussions. Dans sa planification en cas de panne d’électricité, la Municipalité s’était entendue avec Hydro One que ce serait les équipes de Kapuskasing qui viendraient prêter main forte. C’est un autre point que les élus ont souligné, toujours un peu dans l’incompréhension de la décision d’avoir dépêché une équipe de Timmins.
Le gérant de l’aéroport, Marc-Olivier Gauthier, a utilisé ses connaissances et contacts pour que la voie aérienne soit utilisée, et il fait partie du comité d’urgence. « Il y avait déjà une équipe de Kapuskasing dans la région qui travaillait sur un autre projet à Oba, qui n’avait pas de lien avec ce qui se passait ici. Cette équipe est venue rejoindre celle de Timmins après. Pour ce qui est de l’avion, il était déjà dans les airs et a dévié de sa trajectoire pour apporter les pièces », explique M. Gauthier.
Avec du recul, le comité de planification municipale en cas d’urgence réalise que la source du problème a pris du temps à être connue. Les mises à jour du site web d’Hydro One indiquaient le retour du courant prochainement et à chaque fois, c’était repoussé au lieu de juste dire qu’ils ne savaient pas l’heure estimée de retour tout simplement.
Puisque le maire était absent, le conseiller Gaëtan Baillargeon agissait à titre de maire suppléant. « Je crois que ce qui a frustré le plus la population c’est le manque de communication fiable de leur part (Hydro One). Les gens voyaient que le courant reviendrait dans une heure ou deux et beaucoup attendaient avant de sortir et installer leur génératrice, se disant que c’était bientôt terminé », exprime le maire suppléant. « Ensuite c’était un autre deux heures, ensuite six heures et la dernière annonce repoussait cela à 1 h du matin quand en réalité ils n’avaient aucune idée, car ils ne savaient même pas où était le bris ! »
Lorsque les monteurs de ligne de la Ville et de la province ont commencé à collaborer pleinement ensemble, ils ont réalisé que des solutions étaient possibles depuis le début de la panne. « Si on avait arrangé le premier switch et que l’usine de Columbia Forest Products avait baissé sa consommation d’énergie, sans compter qu’en après-midi l’usine avait déjà réduit sa consommation d’électricité pour que son courant soit dévié et redistribué dans le reste de la zone immédiate, Hearst aurait eu de l’électricité. Malheureusement, de telles décisions importantes ne sont pas simples à prendre localement, il y a toujours un superviseur à contacter pour avoir l’approbation et même à ce niveau-là, personne n’a voulu prendre de décision officiellement », affirme M. Baillargeon.
Le conseiller Martin Lemaire a souligné qu’il aurait été pertinent d’avoir un rapport de la Corporation de distribution électrique de Hearst entre les mains pendant la réunion extraordinaire pour ceux qui n’y étaient pas lundi, lorsque le directeur général de Hearst Power, Jessy Richard, expliquait tous ces faits. Une demande sera faite auprès de M. Richard pour avoir un portrait complet, faire un suivi du dossier et mettre de la pression pour le futur.
Pour sa part, le conseiller Lemaire s’interrogeait à savoir si la panne avait été totale dans la ville et que l’école Ste-Anne n’avait pas été disponible, si d’autres options auraient été explorées. Le coordonnateur l’a rassuré : « Oui, nous avions communiqué avec l’Université de Hearst qui, malgré le manque de courant, possède un système de chauffage à l’eau qui rendait le gymnase confortable, disons. Sinon il y a le garage municipal et même la caserne de pompiers qui sont dotés de génératrices avec de l’électricité », affirme Jean-Michel Chabot.
Des leçons seront tirées, mais somme toute, les élus sont très satisfaits du travail du personnel municipal sur place lundi dernier et du bon déroulement du plan d’urgence, tel que présenté.
Le conseiller Gaëtan Baillargeon agissait à titre de maire suppléant.
Puisque le maire était absent, le conseiller Gaëtan Baillargeon agissait à titre de maire suppléant. « Je crois que ce qui a frustré le plus la population c’est le manque de communication fiable de leur part (Hydro One). Les gens voyaient que le courant reviendrait dans une heure ou deux et beaucoup attendaient avant de sortir et installer leur génératrice, se disant que c’était bientôt terminé », exprime le maire suppléant. « Ensuite c’était un autre deux heures, ensuite six heures et la dernière annonce repoussait cela à 1 h du matin quand en réalité ils n’avaient aucune idée, car ils ne savaient même pas où était le bris ! »
Lorsque les monteurs de ligne de la Ville et de la province ont commencé à collaborer pleinement ensemble, ils ont réalisé que des solutions étaient possibles depuis le début de la panne. « Si on avait arrangé le premier switch et que l’usine de Columbia Forest Products avait baissé sa consommation d’énergie, sans compter qu’en après-midi l’usine avait déjà réduit sa consommation d’électricité pour que son courant soit dévié et redistribué dans le reste de la zone immédiate, Hearst aurait eu de l’électricité. Malheureusement, de telles décisions importantes ne sont pas simples à prendre localement, il y a toujours un superviseur à contacter pour avoir l’approbation et même à ce niveau-là, personne n’a voulu prendre de décision officiellement », affirme M. Baillargeon.
Le conseiller Martin Lemaire a souligné qu’il aurait été pertinent d’avoir un rapport de la Corporation de distribution électrique de Hearst entre les mains pendant la réunion extraordinaire pour ceux qui n’y étaient pas lundi, lorsque le directeur général de Hearst Power, Jessy Richard, expliquait tous ces faits. Une demande sera faite auprès de M. Richard pour avoir un portrait complet, faire un suivi du dossier et mettre de la pression pour le futur.
Pour sa part, le conseiller Lemaire s’interrogeait à savoir si la panne avait été totale dans la ville et que l’école Ste-Anne n’avait pas été disponible, si d’autres options auraient été explorées. Le coordonnateur l’a rassuré : « Oui, nous avions communiqué avec l’Université de Hearst qui, malgré le manque de courant, possède un système de chauffage à l’eau qui rendait le gymnase confortable, disons. Sinon il y a le garage municipal et même la caserne de pompiers qui sont dotés de génératrices avec de l’électricité », affirme Jean-Michel Chabot.
Des leçons seront tirées, mais somme toute, les élus sont très satisfaits du travail du personnel municipal sur place lundi dernier et du bon déroulement du plan d’urgence, tel que présenté.
