Cette initiative de Miguel Peck constitue désormais une activité attendue par plusieurs familles de la communauté à l’occasion de l’Halloween et a connu, une fois de plus, une année de succès. En effet, la Maison hantée a accueilli cette année 1 053 nouveaux visiteurs, sans compter les personnes qui sont revenues faire le parcours une deuxième fois.
Au-delà des frissons et du divertissement, l’activité a également permis de recueillir 2 400 $ en dons, plus quatre bacs de denrées alimentaires destinées aux personnes dans le besoin. Cette contribution sera remise au Samaritain du Nord. De tels résultats témoignent de la générosité de la communauté et de l’intérêt qu’elle porte à cette initiative locale.
Selon M. Peck, tout le travail qu’il accomplit à l’approche de l’Halloween découle d’une passion que lui et sa conjointe partagent et qui se renouvèle chaque année.
Les alentours de sa maison étaient remplis de gens portant différentes sortes de déguisements. On pouvait également apercevoir une très longue file de personnes devant la porte d’entrée de l’installation, toutes désireuses de découvrir l’intérieur de sa Maison hantée ainsi que les personnages qu’il a conçus.
«Pour nous autres, c’est plus pour partager une passion avec tout le monde. On a du plaisir, on aime planifier et on aime faire peur aux gens pour l’Halloween. Quand on a vu que les chiffres grandissent chaque année, on voulait donner à une cause locale avec cette collecte pour le redonner à la communauté. Ce qui encourage plus de gens à venir. L’année passée, on a eu 650 personnes et cette année, on en a eu 1050. Donc, c’est rendu pas mal plus gros que ce qu’on avait commencé au début», explique Miguel Peck.
Toutefois, le propriétaire de cette Maison hantée, située au 501 rue Alexandra, a précisé qu’il ne s’agit pas d’une activité commerciale ni d’une attraction payante, mais plutôt d’une noble cause visant à soutenir les personnes dans le besoin, faisant ainsi allusion à l’argent et aux denrées alimentaires qu’il a pu amasser au profit de la banque alimentaire Samaritain du Nord.
Malgré le fait que Miguel et son épouse adorent regarder des films d’horreur, leur engagement et leur détermination, qui se renouvèlent chaque année dans la conception de cette maison hantée, avec tout ce qu’elle exige en matière de construction, de décoration, de matériel et d’argent, reposent sur plusieurs facteurs, nous a confié M. Peck.
«Honnêtement, la première année qu’on a fait ça, on a eu beaucoup de compliments sur nos décorations dehors. Et puis, je voyais que les gens avaient un appétit ou une sorte d’attraction sur quelque chose pareil. Et chaque année le momentum grandissait, nos chiffres grossissaient et le nombre de personnages dans la marche hantée augmentait ainsi que le nombre de gens qui voulaient s’impliquer pour nous aider. Notre motivation est venue de tous ces ensembles de choses là. Ça vient également du fait d’entendre les gens crier et rire durant toute cette semaine. On ne veut pas faire ça un seul soir, mais on veut que ça dure toute la semaine (…).»
La Maison hantée était ouverte à tous du lundi 26 au samedi 31 octobre, de 19 h à 21 h durant la semaine. Exceptionnellement, le jour de l’Halloween, les visites se sont poursuivies jusqu’à 22 h. Et, si de nouveaux visiteurs se présentaient au-delà de cette heure, Miguel était prêt à les accueillir.
Dès le lendemain de l’Halloween, Miguel entame les préparatifs pour l’année suivante, puisque les concepts et les idées sont déjà sur la table. Ensuite, lui et sa conjointe développent de nouveaux plans et prennent des notes afin d’apporter des améliorations à leur installation.
«Pour la construction comme telle, ça nous prend, je dirais, quatre semaines avec huit à dix heures de travail par jour. Ça dépend de si j’ai eu de l’aide ou non. Cette année, j’ai eu beaucoup d’aide de mon père, Edward Peck : chaque jour il venait pendant cinq ou six heures, on travaillait bien ensemble. Ça s’est bien passé cette année à cause que j’ai eu beaucoup d’aide.»
La construction d’une Maison hantée aussi impressionnante et effrayante pour les visiteurs nécessite des moyens considérables. D’après Miguel, lui et son épouse ont dépensé des milliers de dollars pour réaliser leur projet, mais considèrent tout de même cette activité comme leur passe-temps.
«Notre raisonnement, c’est que notre équipement, nos personnages, notre imagination ne sont pas limités. On va les réutiliser l’année prochaine. Et puis, l’année prochaine, on va dépenser encore. Peut-être pas des milliers de sous, mais on va dépenser encore pour investir dans de nouvelles scènes. On a déjà de bonnes idées pour effrayer les gens l’année prochaine (…)», a promis Miguel Peck.
Enfin, il a tenu à souligner la contribution de tous les bénévoles qui ont participé à la réalisation de cette activité, notamment à la construction du parcours d’horreur et à sa décoration. Il a également exprimé sa reconnaissance envers sa famille, particulièrement son père Edward Peck, son épouse Kristen Peck ainsi que sa mère Louise.
