Parmi ses principales priorités figure l’avenir de l’aréna, qu’elle considère comme le projet le plus important pour un prochain mandat.
La Municipalité travaille notamment à la rénovation du gymnase, qui avait connu des problèmes de moisissures et dont plusieurs équipements doivent être remplacés. Les travaux prévoient également de nouveaux équipements ainsi que des systèmes de caméra et de sécurité. La Municipalité étudie par ailleurs différentes options pour aménager une patinoire extérieure ou une surface glacée à l’intérieur de l’aréna sans recourir aux compresseurs traditionnels. Des soumissions sont actuellement demandées afin d’évaluer les coûts et les possibilités.
Des travaux à faire avec des moyens limités
Pour Mme Malenfant, les investissements devront toutefois être faits en fonction des moyens financiers de la Municipalité. Elle rappelle que plusieurs demandes de subventions ont été refusées au cours des dernières années avant qu’un financement soit finalement obtenu pour certains projets. «On fait ce qu’on peut avec les ressources qu’on a», résume-t-elle, en suivant le même filon d’idées que le conseiller Brousseau.
Des infrastructures qui vieillissent
Les infrastructures municipales demeurent donc au cœur des préoccupations de Joyce Malenfant. Le plan d’eau nécessitera des rénovations, tout comme les lagunes, alors que certaines rues sont déjà vieillissantes. La conseillère estime que la réfection des routes devrait passer avant la transformation des chemins saisonniers en chemins accessibles à l’année. Selon elle, rendre ces routes conformes aux normes gouvernementales et assurer leur entretien hivernal représenterait des investissements de plusieurs millions de dollars.
La question des trottoirs illustre également les choix difficiles auxquels fait face la Municipalité. Faute de ressources suffisantes pour les remettre tous en bon état, certains sont graduellement retirés afin d’éviter qu’ils deviennent dangereux ou qu’ils entraînent des responsabilités pour la Municipalité. Joyce Malenfant sait qu’il existe «plein de choses à faire», mais que les moyens financiers demeurent limités.
Limiter la pression sur les contribuables
Elle se montre également consciente de l’équilibre délicat entre l’amélioration des services et la capacité de payer des citoyens. Alors que les coûts augmentent, elle affirme que le conseil veut éviter d’imposer une pression trop importante sur les contribuables. Elle souligne notamment les dépenses associées à certains services publics, par exemple les coûts liés aux services policiers et à la santé, soit «les montants que nous devons donner pour le Health Unit et pour payer les membres des forces de la Police provinciale de l’Ontario».
Du potentiel pour de nouveaux logements
Sur le plan du développement résidentiel, Mme Malenfant voit une possibilité dans la révision prochaine des règlements de zonage. Certaines règles actuelles limitent notamment la possibilité de transformer des espaces en logements. La révision du zonage pourrait permettre d’assouplir quelques-unes de ces contraintes et de favoriser la création de logements. Elle cite un projet de petites maisons, ou tiny houses, pour lequel la Municipalité avait déjà démontré de l’ouverture en proposant même du terrain, mais qui a été ralenti par les difficultés à obtenir un financement gouvernemental.
Des services pour attirer les familles
L’attraction et la rétention des familles passent aussi, selon Mme Malenfant, par les services et les activités offertes dans la communauté. Elle souligne le travail de la bibliothèque auprès des jeunes ainsi que la réalisation du parc d’eau. Parmi les besoins qui demeurent, elle identifie l’accès à une piscine.
L’accès aux services de proximité constitue également une préoccupation. Mme Malenfant estime qu’une épicerie serait nécessaire à Mattice, particulièrement pour les personnes qui ne possèdent pas de véhicule. Elle évoque aussi l’intérêt potentiel envers une pharmacie afin d’améliorer l’offre de services dans la communauté.
Miser sur les entreprises locales
Sur le plan économique, elle reconnaît toutefois les limites d’un petit village de quelque 650 habitants. Avec un nombre restreint d’entreprises et de contribuables, la Municipalité dispose de moins de leviers financiers que les plus grands centres. Elle demeure néanmoins favorable à l’arrivée de nouvelles entreprises et à la mise en valeur des espaces commerciaux disponibles.
La rivière comme moteur touristique
Le tourisme et la rivière représentent une autre possibilité de développement. Joyce Malenfant constate que la saison a attiré un nombre important de canoteurs et que leur passage profite déjà aux commerces locaux et aux hébergements. La présence accrue de visiteurs démontre, selon elle, le potentiel récréotouristique de la communauté.
Des démarches pour la route 11
Enfin, la conseillère Malenfant entend continuer à défendre les intérêts de la communauté auprès des gouvernements, notamment en ce qui concerne la route 11 et les enjeux de transport. Des rencontres sont régulièrement organisées avec le ministère des Transports et les services policiers afin d’obtenir davantage de réponses sur la gestion des fermetures de route et les responsabilités de chacun. Elle est consciente que les démarches ne donnent pas toujours les résultats espérés, mais affirme que la Municipalité continue de faire pression.
L’aréna comme projet prioritaire
Si elle devait choisir un seul projet à réaliser au cours d’un prochain mandat, Joyce Malenfant revient sans hésitation à l’aréna, avec l’idée d’une patinoire extérieure ou d’une nouvelle solution de glace. Pour elle, l’objectif demeure de poursuivre le travail déjà commencé, en fonction des ressources disponibles.
«Je crois dans mon village et je veux continuer à faire ce que je peux», résume-t-elle, tout en sachant que la Municipalité doit composer avec des moyens limités. «On fait ce qu’on peut, pas ce qu’on veut, avec les ressources qu’on a.»
