Ce projet appuiera la consultation locale, la recherche archivistique et la conception de plaques historiques interactives avec des codes QR, mettant en valeur les traces francophones de certains anciens lieux de la région où diverses activités étaient exercées dans le passé, comme ici à Hearst avec la Librairie du Nord et bien d’autres lieux francophones.
L’initiative vise à mettre en valeur l’histoire de la francophonie dans le Nord-Est de l’Ontario auprès des nouveaux arrivants, des touristes et des jeunes, et s’inscrit dans le cadre du Programme provincial de subventions aux communautés francophones 2026-2027.
Joël Lauzon confirme que cette subvention leur permettra de réaliser un projet très excitant, notamment en se rendant dans les villes environnantes telles que Kapuskasing, Timmins et Hearst, qui couvrent les trois campus de l’Université de Hearst, afin de bien représenter leur mandat au sein du Centre d’archives de la Grande Zone argileuse (CAGZA).
«Ce financement va nous permettre d’aller voir d’anciens lieux francophones ou des lieux encore courants, mais qui ont évolué dans le temps. Avec ce projet Sur les traces de la francophonie d’ici, on veut mettre en valeur la francophonie sur toutes ces anciennes traces qui restent. Par exemple, si souvent tu te promènes en ville, tu peux voir un bel édifice qui te donne l’air que ça fait très longtemps qu’il est là, mais il est devenu un nouveau magasin ou un restaurant. Alors que beaucoup de ces places-là ont été créées par des bâtisseurs francophones et c’est ça qu’on veut mettre en valeur.»
M. Lauzon a également évoqué l’évolution qui a eu lieu au fil du temps dans certains édifices qui faisaient la promotion de la culture francophone, tels que le Centre culturel La Ronde à Timmins, un organisme sans but lucratif fondé en 1968 qui était auparavant un pilier et un lieu de rassemblement central de la communauté francophone de Timmins et de sa région ; les Éditions Cantinales, une ancienne maison d’édition locale basée à Hearst ; ainsi que la Librairie Le Nord, qui est devenue le journal Le Nord.
M. Lauzon connaît déjà quelques lieux ici à Hearst, ainsi que d’autres à Kapuskasing et à Timmins qui feront partie des traces ciblées pour ce projet, mais il prévoit de communiquer avec les gens de ces localités-là qui maitrisent mieux le dossier des anciens organismes ou édifices francophones.
«Moi, c’est certain que je connais beaucoup d’anciens lieux ici à Hearst et un peu à Kapuskasing et à Timmins, mais je ne veux pas non plus avancer de cette façon», déclare-t-il, précisant qu’il préfère collaborer avec les gens qui vivent dans ces villes-là afin de bien mener l’identification des traces de la francophonie et de réaliser le projet comme il faut.
En fait, le Groupe InnovaNor de l’Université de Hearst, dirigé par Julie Cheff, rassemble quatre centres d’intégration des acquis spécialisés dans le développement et le bien-être du Nord de l’Ontario, qui sont le CRRIDEC, consacré à la recherche et à l’intervention en développement économique et communautaire ; le Centre Labelle Centre, voué à la santé mentale et aux services psychosociaux ; le Centre d’archives de la Grande Zone argileuse (CAGZA) ; et les Services d’établissement du nord-est de l’Ontario.
Ensemble, ils soutiennent la collectivité régionale en combinant recherche, services directs et intégration communautaire.
Au total, ces 75 projets admissibles pour le Programme de subventions accordé aux communautés francophones contribueront à protéger la vitalité sociale, culturelle et économique des communautés francophones partout en Ontario.
Selon la province, le programme avait reçu un nombre record de 221 demandes cette année, témoignant d’un fort intérêt dans les initiatives qui soutiennent la croissance et le développement continus de la francophonie en Ontario.
De ce fait, les projets retenus, tel celui du groupe InnvaNor, permettront notamment aux organisations et aux entreprises d’étendre leurs services en français, de créer des opportunités économiques, de renforcer la collaboration et d’accroître la visibilité de la francophonie dans toute la province.
Cependant, cet investissement provincial de 3 millions de dollars comprend également une contribution fédérale de 1 million de dollars, inscrite dans le cadre de l’Accord Canada-Ontario sur les services en langue minoritaire.
