le Vendredi 21 août 2026
le Vendredi 21 août 2026 11:24 Santé

La députée d’Ottawa-Vanier inquiète par la crise des dépendances

La porte-parole de l’opposition en matière d’affaires francophones, Lucille Collard, demande au gouvernement ontarien de mieux consulter les intervenants de première ligne face à la crise des dépendances. — Photo : Lucille Collard/Facebook
La porte-parole de l’opposition en matière d’affaires francophones, Lucille Collard, demande au gouvernement ontarien de mieux consulter les intervenants de première ligne face à la crise des dépendances.
Photo : Lucille Collard/Facebook

Lucille Collard, députée libérale à l’Assemblée législative de l’Ontario, continue de plaider auprès du ministre associé à la Santé mentale et à la Lutte contre les dépendances, Vijay Thanigasalam, pour une bonne prise en charge des gens en situation de dépendance.

La députée d’Ottawa-Vanier inquiète par la crise des dépendances
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En contact avec le journal Le Nord, Mme Collard a clarifié les raisons qui l’ont poussée à publier un communiqué dans lequel elle demande au ministre Vijay Thanigasalam de profiter de l’occasion du congrès annuel 2026 de l’Association des municipalités de l’Ontario (AMO), tenu cette semaine, pour accorder une rencontre aux organismes locaux qui interviennent quotidiennement face à la crise de santé mentale et de dépendances.

«Je suis députée depuis six ans et je représente la circonscription d’Ottawa-Vanier. Il y a une crise des opioïdes qui dure depuis plusieurs années ainsi qu’une crise de sans-abris qui est souvent liée à des problèmes de santé mentale et des problèmes de dépendances aux substances. Donc, depuis que j’ai été élue, j’interpelle le gouvernement pour traiter ces enjeux-là en s’informant mieux et en consultant les experts qui peuvent regarder ce qui se passe sur le terrain afin d’apporter des ressources nécessaires (…).»

Mme Collard précise que ce n’est pas une crise qui existe seulement à Ottawa, mais qu’elle est présente partout dans la province. Il est donc très important, exige-t-elle, que le gouvernement y prête attention et fasse quelque chose pour aider non seulement ces gens-là, mais aussi tous les résidents qui sont affectés par les conséquences de ce mode de vie.

En outre, la députée libérale justifie les raisons de sa nouvelle sortie en expliquant qu’elle a demandé au ministre associé responsable de cette situation, Vijay Thanigasalam, de rencontrer les intervenants de première ligne en santé mentale et en dépendances, parce qu’une décision du gouvernement de Doug Ford avait entraîné la fermeture de tous les sites de consommation supervisée.

D’ailleurs, Mme Collard a confirmé qu’il y a à peine deux mois, les deux derniers centres d’injection supervisés d’Ottawa ont été fermés, suite à l’interruption du financement provincial.

«Moi, j’avais demandé au ministre de faire une rencontre avec les intervenants qui aident ces personnes-là et j’ai reçu une réponse de sa part qu’il ne faisait aucune faveur, mais il listait seulement une série des investissements qu’ils ont faits. Donc, j’ai envoyé une seconde lettre, mais tous les ministres et beaucoup de députés sont actuellement à Ottawa pour la conférence des municipalités de l’Ontario (AMO). Alors, j’ai saisi l’opportunité pour essayer de l’inciter à prendre le temps, pendant qu’il est là, pour rencontrer ces intervenants-là, parce qu’il y a définitivement un manque d’information de la province au niveau de ce qu’on a besoin de faire sur le terrain (…).»

Le Centre de santé communautaire Côte-de-Sable, situé sur la rue Nelson, juste au nord de la rue Rideau, est l’un des deux centres désormais fermés

Photo : sandyhillchc/web

À la suite de la fermeture de ces sites en juin dernier, la députée a dégagé des constats immédiats prouvant qu’il y a une augmentation du nombre de personnes qui doivent être conduites à l’urgence en raison de surdoses ou d’injections de drogues dangereuses.

Cette situation affecte évidemment les résidents parce que ces personnes ne reçoivent plus les soins dont ils ont besoin et se retrouvent dans les endroits publics, comme les parcs où vont les enfants, ainsi que sur les terrains d’immeubles appartenant à autrui, soit pour consommer ou se mettre à l’abri.

«Alors, c’est ce qui arrive quand la province ne prend pas soin de ces gens-là. Le ministre est à Ottawa, mais je n’ai pas encore reçu un signe de réponse venant de sa part. Comme je l’ai demandé à plusieurs reprises, c’est pour ça que j’ai décidé d’interpeler les médias en espérant que peut-être la pression va l’inciter à trouver du temps pour faire cette rencontre-là, à mon avis. C’est hier que j’ai envoyé ma deuxième lettre et publié un communiqué de presse», a indiqué Lucille Collard au journal Le Nord, mardi dernier.