Le ministre associé des Forêts et des Produits forestiers, Kevin Holland, le ministre des Ressources naturelles, Mike Harris, ainsi que le ministre du Développement économique, de la Création d’emplois et du Commerce, Vic Fedeli, ont réagi dans une déclaration commune aux premières indications du département du Commerce américain.
Celles-ci suggèrent que les droits actuels, établis autour de 35 %, pourraient être revus à la baisse.
Ces ministres ont tenu à rappeler l’importance stratégique du secteur forestier ontarien, reconnu à l’échelle internationale pour la qualité de sa production.
«Le secteur forestier de l’Ontario jouit d’une réputation mondiale de chef de file parmi les pays du G7 en matière de production de bois et de produits dérivés de haute qualité. Au Canada comme aux États-Unis, les particuliers et les entreprises comptent sur le bois d’œuvre résineux de l’Ontario pour la construction de maisons et d’infrastructures communautaires essentielles», ont-ils déclaré.
Si la perspective d’un allègement tarifaire constitue un signal positif pour l’industrie, le gouvernement provincial estime qu’elle demeure insuffisante.
Selon les ministres, les droits actuels reposent sur des bases injustifiées et ne sont pas soutenus par des données probantes. L’Ontario réclame ainsi leur abolition complète, argüant que ces mesures ont des répercussions directes sur les consommateurs et l’économie.
Enfin, ces représentants ontariens ont lancé un appel à la coopération bilatérale. Ils soutiennent que le commerce entre le Canada et les États-Unis doit reposer sur des bases équitables et mutuellement bénéfiques. «Le commerce et la coopération rendent nos deux pays plus forts, plus sûrs et plus prospères», affirment-ils, exhortant les autorités américaines à travailler avec le Canada à une solution durable.
