L’initiative de cet investissement vise notamment à remplacer l’usage des radars de vitesse municipaux par des aménagements physiques et des interventions ciblées. En fait, le financement servira à déployer des infrastructures comme des dos d’âne, des passages piétons surélevés et des ronds-points, en plus d’une signalisation à haute visibilité et d’un renforcement de la présence policière dans les zones concernées.
Selon le ministre des Transports, Prabmeet Sarkaria, cette orientation s’inscrit dans la volonté du gouvernement provincial de privilégier des solutions jugées plus efficaces.
«L’Ontario possède certaines des routes les plus sûres d’Amérique du Nord et notre nouveau Fonds d’initiatives pour la sécurité routière consolidera cette position en veillant à ce que les municipalités disposent des ressources nécessaires pour mettre en œuvre des mesures d’apaisement de la circulation éprouvées, sans alourdir le coût de la vie pour les automobilistes», a-t-il déclaré.
D’abord, dans le cadre du Fonds d’investissement pour les services régionaux (FISR), la province versera immédiatement une première tranche de 42 millions de dollars pour soutenir des projets d’apaisement de la circulation dans les zones où des radars de vitesse municipaux étaient auparavant installés.
Les municipalités admissibles pourront ensuite soumettre des demandes de financement et présenter leurs plans d’infrastructures au début de l’année prochaine afin d’obtenir le reste des fonds.
Cette décision du gouvernement de M. Ford s’inscrit dans un contexte de critiques croissantes du public concernant l’utilisation des radars de vitesse comme outil de perception des recettes.
À titre de rappel, la province avait adopté, le 3 novembre 2025, un projet de loi visant à bâtir une économie plus concurrentielle, qui a interdit les radars municipaux automatisés de contrôle de la vitesse partout dans la province à partir du 14 novembre de l’année dernière, estimant qu’ils sont souvent utilisés comme source de revenus plutôt que comme outil de sécurité.
Le premier ministre Doug Ford affirme vouloir réduire les coûts pour les citoyens et privilégier des mesures préventives.
Depuis 2019, a-t-il indiqué dans son communiqué, plus de 700 radars avaient été ajoutés par certaines municipalités, générant des amendes totalisant des millions de dollars pour les Ontariens.
L’exemple fourni par la province pour démontrer l’usage des radars de vitesse municipaux provient de la ville de Toronto, où un seul radar a notamment produit plus de 65 000 contraventions et rapporté près de 7 millions de dollars d’amendes avant 2025, illustrant l’ampleur du phénomène qui a alimenté le débat public et motivé l’intervention du gouvernement.
