«Ça fait déjà six mois, c’était tout un apprentissage et les gens me disaient “qu’est-ce que tu vas faire ?”», confie M. Malette, expliquant que, pendant la campagne, il était occupé à rencontrer et à travailler avec les gens pour essayer de gagner l’élection.
«Quand j’arrivais ici, je ne savais pas dans quoi je m’embarquais», révèle le député, soulignant que, maintenant, tout se passe bien. Il a des alliés avec qui il travaille afin de bien représenter sa circonscription.
«L’exemple que je peux donner, et ce n’est peut-être pas trop connu, mais pour l’usine de Kapuskasing, je suis venu à bout d’organiser des rencontres. J’ai dit que je travaille en équipe et je travaille pour mon comté. Et puis, on a réussi à avoir des réunions avec les représentants de Kap Paper», explique Gaétan Malette. Il ne participait toutefois pas à ces rencontres, mais entretenait plutôt des discussions avec les ministres du gouvernement.
Habituellement, les députés qui sont du côté de l’opposition reçoivent parfois des dossiers afin de répliquer au ministre et au gouvernement en face ; c’est également le cas de M. Malette.
«On m’a donné deux mandats. L’un, c’est pour les richesses naturelles. On a commencé avec l’industrie forestière et le libre-échange avec les Américains. Et là, c’est un comité qui est bien structuré. On a rencontré les gens de la Colombie-Britannique, du Québec et de l’Ontario ainsi que les manufacturiers. Et puis, on commence à travailler tous ensemble à mettre de la pression et les libéraux sont avec nous.» M. Malette dit également qu’ils veulent faire pression sur le premier ministre Carney, même si ce n’est pas facile pour lui.
Concernant la situation actuelle avec les tarifs imposés par le gouvernement américain, Gaétan Malette reconnait que c’est un peu compliqué, mais qu’il y a une chose : il faut trouver une entente avec les États-Unis.
Selon l’honorable député, le Canada a d’autres pays partenaires comme le mentionnent certains producteurs lors de leurs rencontres, en citant la Chine, l’Inde de même que l’Europe, mais pour lui, il n’y a pas d’autres choix : il faut négocier avec les États-Unis.
Quant au deuxième mandat qu’on lui a confié, M. Malette évoque que son parti a formé un comité interne composé de trois équipes, dans le but de rencontrer toutes les industries au Canada. «On va faire une vingtaine d’endroits pour leur demander, à eux, qu’est-ce qu’il faut changer. Et qu’est-ce qu’il faut améliorer dans le gouvernement ?»
Parmi les secteurs industriels inclus dans cette initiative des conservateurs, le député a mentionné le pétrole, l’agriculture, la pêche, la foresterie, le secteur manufacturier et toutes les autres industries.
En outre, après avoir passé plus de trois décennies de sa carrière à travailler dans le secteur forestier, il a choisi le comité des ressources naturelles lorsqu’on lui a demandé, à la Chambre des communes, en tant que député, de sélectionner un secteur à partir d’une liste.
«Quand je rencontre toutes les industries à travers le pays, je me rappelle et je comprends ce qu’ils disent.»
«On a de très bonnes discussions», dit Gaétan Malette. Il se souvient qu’un collègue de l’autre côté lui avait dit : on s’aperçoit que c’est toi qui prépares tes questions pour sortir des réponses.» Selon M. Malette, certains députés trouvent cela plus compliqué lorsqu’ils s’adressent aux associations, car ce sont les acteurs eux-mêmes qui savent ce qui se passe dans le secteur forestier.
Actuellement, dénonce-t-il, les usines de bois ferment partout au pays, notamment en Ontario et en Colombie-Britannique, insistant sur le fait que personne ne peut coopérer avec des tarifs de 45 %, qui pourraient peut-être atteindre 55 % avec la dernière menace de Donald Trump d’envisager d’ajouter un autre 10 %.
En terminant avec la situation de l’usine de Kapuskasing, le député Malette dit apprécier l’aide des deux gouvernements, provincial et fédéral, qui ont permis au moulin de rouvrir ses portes et de poursuivre ses activités, mais il plaide pour une solution à long terme.
