L’organisation sans but lucratif a présenté un gala à Thunder Bay le 16 octobre dernier pour célébrer en grand plusieurs réussites et moments clés dans son histoire.
Créée en 1996, la commission développe des stratégies de planification de main-d’œuvre dans le district de Thunder Bay —y compris dans la Municipalité de Greenstone.
Sur une base régulière, le personnel réalise plusieurs projets de recherche pour déterminer quelles sont les tendances en matière d’emploi dans la région. Des rapports détaillés, fondés sur des données factuelles, sont ensuite publiés pour informer le public.
On y retrouve, entre autres, des prévisions sur les nouvelles tendances et les changements démographiques dans le milieu du travail.
Pour leur part, les dirigeants mènent des consultations avec les gestionnaires de petites, moyennes et grandes entreprises, et avec des acteurs gouvernementaux et de Premières Nations.
De plus, ils siègent à des conseils consultatifs à l’échelle provinciale ou nationale, dont l’Association nucléaire canadienne et l’Association des municipalités de l’Ontario (AMO), et ont participé à la création d’organismes comme l’Institut des politiques du Nord, un groupe de réflexion indépendant desservant le nord de la province.
«Le travail que nous faisons se fait surtout en arrière-plan», révèle le directeur général de la Commission de planification de la main-d’œuvre du Nord Supérieur, Gary Christian.
«Nous ne sommes pas souvent dans les nouvelles, car ça ne fait pas nécessairement partie de notre mandat. Nous travaillons plutôt avec des employeurs et des municipalités pour voir ce dont ils ont besoin comme outils.»
Présence accrue à Greenstone
Avec le développement de grands projets comme la route vers le Cercle de feu et la mine d’or de Geraldton, la commission se voit de plus en plus active dans le corridor de la route 11 au nord-est de Thunder Bay.
Elle a récemment tenu des discussions avec la Municipalité de Greenstone et les Premières Nations d’Aroland, de Long Lake et de Biinjitiwaabik Zaaging Anishinaabek (anciennement Rocky Bay) concernant les besoins en main-d’œuvre dans le secteur minier et les possibilités de carrières pour la population locale.
«Lorsque des entreprises comme Greenstone Gold et Equinox Gold ont des postes à combler, nous sommes prêts à les aider», dit M. Christian.
«Nous pouvons mettre ces informations sur notre page d’offres d’emploi et les aider à identifier les nouvelles tendances. Les dirigeants d’entreprises sont très réceptifs.
Le ministre associé des Forêts et des Produits forestiers, Kevin Holland, avec M. Christian
Les francophones et les autochtones peuvent aussi trouver leur place
La Commission de planification de la main-d’œuvre du Nord Supérieur voit d’un bon œil l’importance de publier ses documents dans les deux langues officielles, soit le français et l’anglais. Elle fait également l’effort de produire des rapports dans la langue crie et ojibwée.
«Lorsque j’ai travaillé pour le Gouvernement de l’Ontario [avec le ministère du Travail], j’ai collaboré avec plusieurs communautés francophones dans la région du Nord-Ouest. Je suis de l’avis que si nous œuvrons ici dans le Nord de l’Ontario, que nous devons être un organisme bilingue», indique M. Christian.
«Il m’était évident que nous devions bien représenter la région. Nous avons dépensé beaucoup d’argent sur la traduction de notre matériel, mais je dis que c’est de l’argent bien dépensé, car nous représentons toutes tranches de la population.»
Prévisions au cours des prochaines années
- Dix pour cent de la main-d’œuvre du district de Thunder Bay d’aujourd’hui aura 65 ans en 2030.
- D’ici 2035, un travailleur sur cinq de cette région aura 65 ans.
