Pour la première fois depuis plusieurs années, les Bears de Hornepayne participeront dans une ligue structurée avec différents niveaux pour deux groupes d’âge.
La NDHL est composée d’une vingtaine d’associations provenant de Temiskaming Shores à Hearst dans le nord, de Mattawa à Rivière des Français dans le sud, et même de l’autre côté de la frontière, au Québec.
Afin de minimiser le nombre de déplacements et les dépenses durant l’hiver, les Bears seront regroupés dans une division avec des clubs de Cochrane, Hearst, Kapuskasing et Smooth Rock Falls.
Les dirigeants de l’organisation locale ont établi une formation pour les joueurs de neuf ans et moins, et une autre pour les jeunes de 12 et de 13 ans.
Les Bears de Hornepayne
Au cours de la saison régulière, les Bears disputeront dix matchs à domicile, l’aréna municipal de Hornepayne. Ils auront également dix affrontements à l’extérieur de la communauté pendant quelques fins de semaine entre octobre et mars, suivis par un tournoi de fin d’année.
Les parents et les bénévoles faisant partie d’un comité ont travaillé de longues heures pour redonner aux enfants et aux adolescents des opportunités de participer dans un programme de hockey structuré.
«Ça fait plusieurs années qu’on en parle, parce qu’on voit les autres associations avoisinantes qui font partie de la ligue. On ne pouvait [cependant] pas jouer dans des parties d’exhibition contre elles parce que leur calendrier était déjà plein», explique le vice-président de l’Association de hockey mineur de Hornepayne, Simon Fortin-Ukrainetz.
«Ça fait quatre ans qu’on n’a pas [eu] de parties d’exhibition contre d’autres équipes qui ont visité Hornepayne pour jouer. Donc, ce sera [une année d’] essai avec la technologie et les arbitres. C’est certain qu’on va faire des erreurs, mais on va apprendre de ça.»
Les athlètes ont jusqu’à trois pratiques par semaine, dépendamment du temps de glace disponible à l’aréna.
L’organisation met l’accent sur le développement des habiletés avec l’objectif ultime de bâtir un plus grand bassin de joueurs. Dans une collectivité isolée comme Hornepayne, chaque participant compte.
«On est à peu près 70, ce qui est une baisse des années avant. Tranquillement pas vite, on baisse d’effectifs», reconnait M. Fortin-Ukrainetz.
«On a perdu certains joueurs à Hearst pour les équipes compétitives. Depuis [l’adoption] d’un règlement [qui leur permet de jouer n’importe où], il y a moins de jeunes pour former des équipes compétitives.»
«On n’a pas [d’équipes] de mois de 11 ou de 15 ans, mais on a fait des tests avec Hockey Canada pour s’assurer que les jeunes puissent participer à un niveau inférieur. La NOHA [Association de hockey du Nord de l’Ontario] et la ligue ont accepté.»
Même si les défis semblent parfois insurmontables, la communauté sportive locale se mobilise pour trouver des solutions.
De nombreuses entreprises ont commandité les deux équipes des Bears cette saison afin de réduire les frais d’inscription pour les joueurs. Les parents et même certains organismes se portent bénévoles pour améliorer l’expérience vécue avant, durant et après une partie de hockey.
L’engouement pour ce sport est assurément palpable à Hornepayne.
«Les parents sont très excités de voir leurs amis et les [autres] parents», révèle le vice-président.
«On n’a pas vraiment de restaurant dans l’aréna, donc ce sont des bénévoles du club de curling qui nous appuient dans la cantine. On a aussi beaucoup de volontaires qui vont nous aider avec les vestiaires, avec d’autres activités et d’autres besoins.»
Les Bears de Hornepayne ont disputé un programme double à domicile contre les Chargers de Cochrane le 24 octobre.
