Selon la province, cette politique permet de financer certains traitements qui seraient autrement couverts en Ontario, mais dont l’accès connaît un délai jugé inacceptable. Dans cette clarification, le gouvernement vise à protéger l’accès des patients à des médicaments abordables et vitaux, tout en évitant jusqu’à 5,2 milliards de dollars de coûts supplémentaires par année pour le système de santé ontarien.
De plus, la province encourage les sociétés pharmaceutiques à commercialiser leurs nouveaux produits en Ontario, à protéger le pouvoir de négociation pancanadien avec les entreprises pharmaceutiques et à préserver l’intégrité du processus d’approbation des médicaments.
Cette modification veut également faire en sorte que les médicaments financés en Ontario soient entièrement testés et autorisés par Santé Canada pour être administrés dans la province, puis le gouvernement souhaite en même temps limiter l’augmentation des demandes de traitements à l’étranger observée au cours des dernières années, qui pourrait entraîner jusqu’à 170 millions de dollars en coûts annuels supplémentaires.
Enfin, les nouvelles règles ont précisé que le financement à l’étranger ne serait possible que dans certaines situations. Autrement dit, le traitement doit être financé publiquement en Ontario, le médicament doit être temporairement indisponible dans la province et le délai d’accès doit présenter un risque de décès ou de lésions tissulaires irréversibles et médicalement importantes si la personne ne quitte pas le Canada.
La ministre de la Santé, Sylvia Jones, affirme que la modification vise également à protéger le processus d’approbation des médicaments et le pouvoir de négociation du Canada auprès des sociétés pharmaceutiques.
