L’idée d’organiser cette activité religieuse affiliée à la religion catholique et permettant principalement aux participants d’apprendre à mieux se connaître avec des rencontres de soi, à expérimenter la présence et l’amour de Jésus-Christ ainsi qu’à entrevoir le bien que peut apporter une communauté chrétienne aimante et attentive, est venue de Chantal Côté, une militante très engagée pour le bien-être de sa région.
Mme Côté qualifie l’évènement «d’extraordinaire», en précisant qu’il s’agissait d’un ressourcement spirituel magnifique, donnant l’occasion aux gens de participer à une fin de semaine de Cursillo qui a rassemblé une quarantaine de personnes.
Chantal Côté est revenue sur ce qui l’a poussée à amorcer cette activité à Hearst. «L’année passée, j’ai participé à un Cursillo à Timmins, en avril dernier. Et ça m’a apporté une joie profonde et un goût de partager cette joie ainsi que d’offrir un moment de ressourcement avec les gens (…). J’ai approché le père Hervé et c’est à partir de cela que nous avons pu organiser ces trois jours de Cursillo.»
La tenue de l’évènement a été rendue possible grâce à l’appui du diocèse de Hearst-Moosonee pour ce qui est du côté financier et humain, mais surtout à l’assistance de monseigneur Pierre-Olivier dans le déroulement des activités, a souligné Chantal Côté, sans oublier la générosité de quelques membres de la communauté qui les ont soutenus. Et puis, les participants devaient payer un montant.
Durant ces trois jours, les activités du Cursillo se sont déroulées uniquement en soirée. Le vendredi, la rencontre a commencé vers 18 h 30 pour se terminer à 21 h 30 ; le samedi c’était de 19 h à 21 h ; et le dimanche de 19 h jusqu’à environ 21 h 30.
Aux dires de Mme Côté, chaque soirée comprenait un repas spirituel servi dans un moment de pleine conscience, dépassant le simple fait de s’alimenter. Il s’agissait d’une pause pour nourrir l’esprit et l’âme, et qui se transforme en une période de méditation, de gratitude, de communion, ainsi que d’échanges de bonnes histoires humoristiques.
La présidente nationale du Mouvement des Cursillos francophones du Canada (MCFC), Claire Bisson, et son mari, Yves Paillon, sont venus du Québec pour prendre part à ce Cursillo.
Le couple a bien apprécié son séjour à Hearst malgré la longueur de leur voyage pour s’y rendre. Ils ont expliqué que ces genres d’activités sont très bonnes, car ça peut aider à raffermir la foi, favoriser les rencontres avec des amis, avec soi-même et avec Dieu. Selon eux, le mouvement en tant que tel permet d’approfondir la foi par du partage avec les autres sur des textes ou simplement en échangeant ses expériences de vie dans une approche très conviviale et fraternelle.
«Nous, on est responsable du mouvement national canadien du côté francophone, et quand Chantal voulait effectuer le Cursillo à Hearst, elle a demandé l’appui du diocèse voisin, de Timmins. Eux autres ont demandé aux gens de l’Outaouais qui sont responsables du Cursillo dans la région de l’Ontario francophone et à nous si on voulait participer pour donner de l’aide (…). C’est ce qui nous a le plus poussés à venir participer parce qu’on sait que quand tu démarres quelque chose, tu vas forcément avoir besoin des gens qui connaissent un peu plus comment ça se passe», ont-ils déclaré.
Cependant, ce que ces derniers ont pu constater ici à Hearst, et ce qu’ils trouvent très intéressant, c’est qu’il y a beaucoup d’appui de la part de la communauté, notamment des Chevaliers de Colomb et grâce à des dons, d’après ce que Chantal leur a dit. En comparaison, au Québec, c’est un peu différent avec la laïcité, même si des évènements de Cursillo peuvent bel et bien avoir lieu avec l’aide de bénévoles.
