«J’ai essayé le hockey pour être avec mes amis et faire comme mon frère au départ, mais ma sœur pratiquait le karaté très jeune et j’ai vite réalisé qu’elle remportait beaucoup plus de médailles qu’on pouvait en remporter au hockey !»
Théo s’inscrit donc au karaté à l’automne 2016, il n’a alors que 6 ans. Il est rapidement conquis par son nouveau sport et réalise petit à petit qu’il est fait plus pour le sport individuel que pour le sport d’équipe. Il gravit les échelons (ceintures) un à un. En général, un karatéka change de ceinture une fois l’an, débutant avec la blanche, suivie de la jaune, la orange, la verte, la bleue, la brune et puis la noire. Dans certains cas, quand l’athlète n’a pas encore seize ans, mais s’il est prêt pour la ceinture noire, on va lui octroyer une ceinture rouge.
Théo affirme que, selon lui, la ceinture jaune est la plus difficile à obtenir puisqu’on est encore très jeune et il y a beaucoup de techniques à retenir ! «On nous enseigne la base au départ puis on répète sans cesse par la suite pour peaufiner et assimiler chacun des mouvements.»
Au fil des années, Théo Fournier a participé à 43 tournois, récolté près de 300 médailles, traversé l’Ontario et rencontré beaucoup de gens. Il a participé à un seul tournoi hors province, soit le Capital Conquest tenu à Gatineau en novembre 2025.
» Je me suis inscrit seul et sans aucune attente, c’était pour l’expérience. Il y avait une multitude de différents arts martiaux et c’était très impressionnant même un peu intimidant. À ma grande surprise, j’ai remporté la première position en kumite dans mon groupe d’âge ; c’était la première fois que je pleurais de joie. J’ai participé à quelques ateliers durant le weekend, dont une en Kung Fu et une autre en kick-boxing avec Jean-Yves Thériault que j’ai très apprécié ! Je dois bientôt m’inscrire puisque j’y retourne en novembre de cette année.»
Le jeune homme considère le karaté davantage comme une discipline personnelle qu’un sport. Il fait également de la natation, il a un boulot, est membre de l’équipe d’improvisation de l’école en plus d’être entraîneur pour l’équipe de St-Louis. Il siège au Conseil des Arts et est également membre de la radio étudiante du secondaire.
Il a développé un amour, une passion pour son sport et pour cela il attribue énormément de crédit à son sensei, Michel Gosselin. «C’est un homme envers qui j’ai beaucoup d’admiration et à qui je voue le plus grand respect. Je ne sais pas où je serais sans lui. Sensei Gosselin est une personne très humble, mais qui m’a assurément permis d’atteindre les plus haut niveau grâce à sa confiance et son engagement envers moi.»
À partir des ceintures bleu et brune, Théo se fixe des objectifs plus précis. «Je ne peux plus abandonner. Je me suis investi depuis plusieurs années, donc pas question de faire marche arrière.»
Depuis dimanche dernier, Théo Fournier est maintenant Sensei Fournier. Après une longue journée de tests et une présentation devant jury, Théo a obtenu sa fameuse ceinture noire. Il était d’ailleurs encore ému lorsque je l’ai rencontré lundi soir.
La journée s’est déroulée en six étapes pour son évaluation. Il avait dû également répondre à un questionnaire axé sur la fédération dans les mois précédant son évaluation.
Étape 1 – démonstration de la base du karaté
Étape 2 – 2×15 minutes de techniques avancées
Étape 3 – 3 x chacun des katas
Étape 4 -technique de combat avec partenaire
Étape 5 -combat contrôlé
Étape 6 -combat «Freestyle»
«T’as aucune idée de ce que ça représente pour moi ; je suis tellement fier de mon cheminement et de ce que j’ai accompli. À partir de maintenant, je représente la fédération dans toutes les sphères de ma vie et je l’assume. Je veux devenir un modèle pour les tout-petits et les aider à progresser.»
«Chaque jour, je me lève avec le même mantra, “It’s a new day, be better”.
Félicitations, Théo, et bonne continuité !!
