D’après la directrice générale et artistique du Conseil des Arts, Valérie Picard, l’évènement a accueilli une forte présence d’artisans ainsi qu’une belle participation de la communauté, venue soit pour acheter, soit pour faire des rencontres ou découvrir des produits.
Valérie Picard
Elle a indiqué également que le nombre de visiteurs à la foire de cette année est à peu près le même que celui de l’année dernière.
«On a compté à la fois ici au Conseil des Arts et à l’Université. Chaque place compte le nombre de visites. On essaie d’éviter de compter les personnes qui arrivent deux fois. On voit souvent qu’une même personne peut venir deux ou même trois fois pendant la journée. Donc, si on s’aperçoit qu’une visite a été répétée, on ne la compte pas. Mais en tout et partout, on a enregistré plus de 1400 visites lors des deux jours, donc le vendredi soir et samedi.»
Du côté de l’organisation, explique la directrice générale, il y a toujours des nouveautés chez les artisans, tout en précisant que plusieurs d’entre eux reviennent chaque année. Toutefois, en raison de la limite d’environ 60 tables, il peut parfois y avoir des changements parmi les artisans présents, certains proposant différents aspects liés à leur travail.
«Il y a eu quand même quelques nouveaux produits à la foire cette année. Mais entre autres, c’est toujours dans les mêmes catégories, de gourmets, de la bouffe, des textiles, des bijoux, des décors de Noël et puis d’autres produits faits à la main.»
Aux dires de Valérie Picard, leur partenariat avec les Femmes auxiliaires de la Légion royale de Hearst pour l’organisation de cet évènement dure depuis une dizaine d’années et le format reste toujours le même concernant la tenue de la foire.
«L’objectif de la foire, c’est vraiment juste de donner un espace et de promouvoir le travail des artisans pour qu’ils puissent vendre leurs créations. Plusieurs d’entre eux n’ont pas nécessairement un site web ou de Facebook ou des occasions de vendre des produits parce qu’il n’y a pas de magasins ici en ville qui offrent des ventes par commission. Donc, la foire se veut juste une opportunité pour les artisans de présenter leurs produits à la communauté.»
Concernant le format pour les artisans qui participent, révèle Mme Picard, chaque espace de 8 par 8 est vendu 65 $ plus taxes, ce qui permet aux initiatrices de l’évènement de recevoir un petit revenu qui les aide à payer des dépenses comme les publicités et la location de la salle à l’Université, qui est d’ailleurs un très bon partenaire, puisqu’elle leur offre une petite commandite pour l’évènement. Toutefois, le Conseil des Arts et sa coorganisatrice paient tout de même une journée de location à cet établissement.
«Donc, vraiment, les enregistrements nous donnent un petit montant au bout de la ligne pour payer nos dépenses. Et puis, c’est une levée de fonds pour les femmes auxiliaires de la Légion : elles gardent les revenus de la cantine, dont les sandwichs qu’elles ont vendus à l’UdeH et au Conseil des Arts. Et puis aussi, au niveau des ventes de billets à 1 $ qu’elles vendent pour tirer des prix faits par les artisans, ça aide aussi beaucoup à payer les dépenses de l’évènement.»
D’ailleurs, la foire artisanale est un évènement à but non lucratif qui est organisé pour mettre de l’avant le travail des artisans, précise Mme Picard.
«Je pense que la tenue de cet évènement peut avoir des retombées pour les artisans et s’avérer une bonne levée de fonds pour les femmes auxiliaires. Mais le Conseil des Arts, c’est vraiment un organisme sans but lucratif. Et c’est un évènement qu’on fait pour les artisans parce que ça fait partie de notre mission. Mais ce n’est pas un évènement qui nous rapporte beaucoup d’argent.»
Enfin, Valérie Picard a indiqué que le bilan de l’activité n’est pas fait et qu’elles n’ont pas encore rencontré leurs partenaires coorganisateurs. Cependant, tout semble positif cette année, et elle prévoit organiser la foire en 2026.
Elle a profité de l’occasion pour remercier les artistes, les bénévoles, leurs partenaires organisateurs et financiers, ainsi que toutes les personnes qui sont venues visiter et acheter des produits. «C’est toute une communauté qui fait en sorte qu’un évènement comme celui-ci puisse survivre et briller d’année en année.»
