Cette entente de principe doit encore être ratifiée par les membres du syndicat d’ici le 4 novembre 2025.
Notre rencontre avec Dan Brisson, président du syndicat du personnel de soutien à temps plein, nous a permis de décrire quelques points de l’entente et de revenir sur les détails de la grève.
Selon M. Brisson, la grève a pris fin la semaine dernière et le personnel de soutien à temps plein est retourné au travail. Il a toutefois précisé que le plus grand défi ayant motivé leur grève était de sécuriser les emplois, tout en indiquant qu’ils ont obtenu des résultats positifs après la mise en œuvre de leurs revendications pendant plus d’un mois.
Cette entente comporte des points favorables pour nous, affirme Dan Brisson, en confirmant qu’ils sont très contents de retourner à leur poste et de continuer à servir les étudiants.
«L’entente va nous permettre de sécuriser nos emplois et d’avoir une langue plus claire par rapport à l’intelligence artificielle, un point qui est entré dans l’entente aussi. On a eu des bénéfices par rapport à nos lunettes pour notre vision (…). On est entré avec 49 demandes et on en a eu 32 sur les 49. Mais, il y a encore beaucoup d’ouvrage à continuer à faire», explique-t-il.
D’après le président du syndicat, leur objectif est de faire avancer les dossiers afin d’éviter de perdre d’autres programmes, puisque le gouvernement provincial a déjà éliminé 650 programmes. De plus, ils ont également perdu 10 000 emplois jusqu’à présent.
On ne veut pas perdre d’employés et on veut garder le collège ouvert dans nos campus de la province de l’Ontario. Et Hearst, c’est un de mes campus. On veut faire certain que le collège a les fonctions de besoins pour opérer dans tous ses campus.
C’est le ministère du Travail qui est chargé d’organiser le vote, indique M. Brisson. «On attend qu’eux autres envoyent un courriel à tous mes membres pour partir le vote qui validera l’entente.»
En ce qui concerne l’impact de la grève sur le calendrier scolaire, il a affirmé qu’ils feront tout leur possible pour s’assurer que les étudiants disposent de ce dont ils ont besoin dans les laboratoires.
Après la participation de Danny Richard et Lisa Dallaire, tous deux membres du personnel de soutien à temps plein au Collège Boréal de Hearst, la fin de la grève représente un grand soulagement, selon Danny.
En outre, les cinq semaines de grève n’ont pas été faciles pour le personnel de soutien à temps plein, selon le président du syndicat. M. Brisson a mentionné que durant la grève, ses membres ne recevaient pas de salaire, mais que le syndicat leur versait une paye.
«On n’avait pas de paye, mais on vivait avec la paye du syndicat. Le syndicat a un fonds de grève (…). C’était difficile, mais on est resté ensemble et on a travaillé très fort pour garder nos lignes fortes. Mes capitaines d’équipe ont fait un énorme travail pour garder les lignes solides.»
Dan Brisson a rappelé qu’ils ont participé deux fois à la table de négociation avec l’employeur, plus précisément en septembre. Il y a ensuite eu une autre rencontre de conciliation au mois d’aout, qui n’a pas fonctionné, ainsi qu’une autre session de médiation avec un médiateur provincial, mais il n’y a toujours pas eu d’entente.
Donc, pour cette entente, dit-il, c’est un médiateur privé, William Kaplan, qu’ils ont rencontré, et c’est lui qui les a aidés à retourner à la table des négociations et à conclure cette entente.
«L’équipe des négociateurs est en train de se promener dans les 24 collèges pour présenter aux membres ce qui est dans l’entente collective. Et puis de là, ils vont avoir le droit de voter. Donc ça va être aux membres dans les 24 collèges de décider si on accepte le nouveau contrat ou si on retourne en grève.»
M. Brisson nous a révélé qu’en tant que membre de l’équipe de négociation, il croit qu’il y a vraiment des changements positifs dans l’entente collective.
Cependant, explique-t-il, c’est aux membres de prendre le temps de bien examiner et de s’informer lors des présentations que l’équipe de négociation va faire, afin de comprendre ce qui se trouve dans l’entente.
Par ailleurs, le journal Le Nord a tenté d’obtenir la réaction du Conseil des employeurs des collèges (CEC) en communiquant avec Bill Steinburg, directeur intérimaire des communications. Il a indiqué que, tant que l’accord de principe n’est pas ratifié, le Conseil ne formulera aucun commentaire au-delà de ce qui est mentionné dans le communiqué disponible sur le site du Collège Boréal.
