Après des semaines de préparation, l’évènement a débuté officiellement vendredi en fin d’après-midi. Déjà, le terrain de camping sur le site était presque rempli et en tout, pendant le weekend, le camping a reçu 60 inscriptions. « Pour le terrain, les gars commencent en juin, juillet : ils apportent des clôtures, installent des blocs de ciment, transportent des balles de foin, les tours de lumières, etc. C’est beaucoup de matériaux et beaucoup d’heures sur le terrain pour tout installer avant que ça commence », explique Savanah Dillon, membre du comité organisateur.
La foule du vendredi
Les courses de véhicules tout-terrain (VTT) et véhicules côte à côte (VCC) comprenaient plusieurs catégories, selon la force du moteur ou du modèle, par exemple. À la fin, la catégorie « ouvert » signifie que tout est permis au niveau de la force et des modifications. C’est alors que les deux types de véhicules peuvent s’affronter. Même chose du côté des femmes, mais c’est plutôt par manque d’inscriptions de femmes en VCC que les deux types de véhicules ont été regroupés.
Ainsi, pour les véhicules tout-terrain (quatre-roues), il y a eu quatre catégories. Les grands gagnants sont Mathieu Léonard, Jérémy Tremblay, René St-Pierre et Jean-François Frigo. Du côté des femmes, c’est Amélie O’Connor au volant de son VTT qui a remporté la première place. Pour les véhicules côte à côte (side by side), c’est Michel Plourde qui a remporté la course. Il a également dominé les courses ouvertes contre les VTT.
Les courses du samedi attirent toujours une plus grande foule, selon les membres du comité, avec de nombreuses inscriptions de gens provenant de l’extérieur. Au total, 33 camions pickup ou « buggy » participaient, mais plusieurs personnes se sont inscrites dans plus qu’une catégorie, ce qui fait un total de 50 inscriptions aux courses du samedi. Les membres du comité organiseur ont aussi remarqué que les nouvelles entrées sur le site n’ont jamais cessé ; habituellement il y a une heure de pointe et c’est plus calme par la suite.
Plusieurs coureurs de la région de Hearst figuraient parmi la liste, et certains s’inscrivaient dans deux catégories, sachant très bien qu’ils allaient perdre. C’est seulement pour encourager l’évènement, puisque chaque inscription a un cout.
Pour la catégorie de camions qui sont aptes à être utilisés dans la rue, donc de base, c’est Jeremy Vaillancourt qui a remporté la première place. Ensuite dans la catégorie véhicules modifiés, c’est le camion de l’École secondaire catholique de Hearst qui a remporté la première place.
Projet scolaire
L’enseignant de la classe de mécanique de l’ÉSCH, Bruce Fournier, modifie et répare le camion avec ses élèves grâce à ses 14 commanditaires, et ce, depuis quelques années déjà. Ce n’est donc pas la première fois que le véhicule participe à des courses comme celle-ci, conduit par l’un des commanditaires qui se portait volontaire. Ce samedi c’était le tour de Francis Boissonneault d’être le pilote.
Avec les modifications apportées par la classe, le camion est fait pour la course ; il a remporté la catégorie véhicule modifié. Francis avait tenté sa chance dans le niveau supérieur, soit véhicule modifié pro, mais n’a pas pu finir l’épreuve, car le différentiel avant du camion a cédé. « Ce sera le projet de mes élèves cette année, de trouver une pièce plus solide et de réparer le camion pour éviter que ça brise comme cela. C’est sûr que c’est décevant d’avoir brisé, mais je suis très satisfait de la première place dans l’autre catégorie, car on l’a gagnée haut la main », confie l’enseignant au secondaire, Bruce Fournier.
Ce projet qui évolue chaque année avec de nouveaux élèves permet aux jeunes de voir le produit final des différents projets qui sont proposés dans la classe de mécanique. Le prix en argent sera utilisé pour les réparations. Habituellement, M. Fournier redonne l’argent aux organisateurs de l’évènement, mais une confusion cette fois-ci a fait en sorte que le prix est retourné au projet. « On a remporté 350 $, mais il faudra mettre plusieurs milliers de dollars pour le réparer, donc ça va nous donner un coup de pouce », conclut-il.
Puissance maximale
Les dernières courses étaient les plus attendues, puisque les modifications pour la performance sont de plus en plus spectaculaires. Souvent c’est parce que les pilotes font l’utilisation de NOS, abréviation de Nitrous Oxide System (système d’oxyde nitreux), qui est un dispositif améliorant la performance du moteur en injectant une quantité contrôlée d’oxyde nitreux dans la chambre de combustion. Cela augmente l’apport en oxygène, permettant au moteur de bruler plus de carburant et de générer plus de puissance, ce qui se traduit généralement par un gain temporaire de chevaux-vapeur.
Le gagnant de la catégorie véhicule modifié pro, Trevor Gosselin de Hearst, s’est également classé au 3e de l’ultime catégorie ouverte, qui regroupe les véhicules les plus puissants du circuit.
Le grand gagnant, Marc Charbonneau, vient de la région des Sudbury et son véhicule est vraiment un buggy hors de l’ordinaire. La deuxième place a été gagnée par Chris Bédard de Hearst, qui se passionne pour la course avec son véhicule modifié depuis plusieurs années. Un bris mécanique a empêché un autre coureur de la région, Dany Carrier, de se classer sur le podium avec son camion.
Les deux soirées musicales ont été présentées aux détenteurs de bracelets et étaient accessibles à tous. Le comité avait installé un chapiteau plus du double en superficie que l’an passé, ce qui a permis à plus de personnes d’en profiter.
Petite nouveauté également : avant les tirages du samedi soir, le comité a commencé une tradition pour reconnaitre et souligner le dévouement de tous les membres du comité organisateur, ainsi que de nommer un bénévole de l’année. « Pour cette première édition, c’est Éric Mercier qui a reçu le manteau de bénévole de l’année pour son dévouement au sein du comité ainsi que toutes ses heures consacrées à la coordination pour les réparations de la caserne des pompiers à Jogues », indique Mme Dillon.
Le Jogues Mud Fest se terminait dimanche avec 135 inscriptions pour le rallye. Savanah Dillon conclut : « L’équipe a travaillé super fort encore cette année pour organiser un évènement qui a beaucoup de succès. Il y avait plusieurs personnes de l’extérieur de la ville. Je crois qu’on peut se donner une bonne tape dans le dos ! Ce qui est plaisant, c’est que les coureurs sont habitués à nous et au terrain. C’est le fun, ils arrivent et s’installent. Ils font comme chez eux et sont vraiment contents de nous revenir à Jogues pour avoir du plaisir et un bon weekend de courses. »
