le Mercredi 3 juin 2026
le Lundi 14 juillet 2025 13:07 | mis à jour le 14 juillet 2025 13:08 Éducation

Stéphane Girard s’est présenté à un colloque international sur la musique populaire à Paris

Stéphane Girard, professeur au programme de Sciences humaines et sociales interdisciplinaires, s’est envolé vers la capitale française pour présenter ses recherches lors de la conférence « Enregistrer les musiques populaires », organisée par l’Université Sorbonne Nouvelle. — Photo de courtoisie
Stéphane Girard, professeur au programme de Sciences humaines et sociales interdisciplinaires, s’est envolé vers la capitale française pour présenter ses recherches lors de la conférence « Enregistrer les musiques populaires », organisée par l’Université Sorbonne Nouvelle.
Photo de courtoisie

La Ville de Paris a récemment accueilli un éminent représentant de l’Université de Hearst qui accompagnait en même temps la délégation canadienne dans le cadre d’un prestigieux colloque international.

Stéphane Girard s’est présenté à un colloque international sur la musique populaire à Paris
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Le mardi 8 juillet, Stéphane Girard a pris la parole devant une assemblée composée d’environ 200 scientifiques, de spécialistes de la musique et de membres du monde universitaire venus de partout dans le monde.

Ce colloque, tenu tous les deux ans sous l’égide de l’Association internationale pour l’étude de la musique populaire, réunit des experts qui partagent un intérêt commun pour les pratiques musicales contemporaines et leur impact socioculturel. Cette année, l’évènement se déroulait à Paris, au sein de la prestigieuse Université Sorbonne Nouvelle, et rassemblait notamment une délégation canadienne dont faisait partie M. Girard.

Dans sa présentation, le professeur a exploré une thématique émergente, mais essentielle : le commissariat musical. Ce phénomène, de plus en plus répandu avec la montée des plateformes d’écoute en continu telles que Spotify, Apple Music ou encore SoundCloud, consiste à créer des playlists à partir de morceaux déjà enregistrés par des artistes populaires comme Drake, Lady Gaga ou Benson Boone. Ces sélections musicales sont ensuite partagées avec des millions d’auditeurs à travers le monde.

Pour lui, ces playlists ne sont pas de simples compilations musicales. Elles jouent un rôle central dans la manière dont les individus construisent et expriment leur identité numérique.

« Ce que j’ai voulu démontrer dans mes recherches, c’est comment ces listes de lecture deviennent des moyens de communication nouveaux, une manière de se dire aux autres à travers la musique », explique-t-il. Selon lui, ce phénomène témoigne de la façon dont les outils numériques redéfinissent les interactions culturelles et sociales.

En outre, c’est précisément cette réflexion que le professeur a voulu mettre de l’avant lors du colloque. Il a proposé son sujet aux organisateurs, qui ont accueilli sa démarche avec enthousiasme. « La musique populaire est un vecteur important d’identité, de mémoire collective et de lien social. Le commissariat musical en ligne représente une évolution fascinante dans la manière dont on s’approprie la culture musicale », précise M. Girard.

Cependant, cette participation au colloque ne s’inscrit pas seulement dans le cadre de ses recherches personnelles, mais rejoint également les thématiques abordées dans le cadre du cours Enjeux du numérique, qu’il donne à l’Université de Hearst. À travers cette formation, Stéphane Girard amène ses étudiants à réfléchir aux impacts des technologies numériques sur la société, la culture et les formes de communication modernes.

En faisant partie de la délégation canadienne sur la scène internationale, M. Girard a non seulement contribué à enrichir le dialogue autour de la musique populaire, mais il a aussi mis en lumière l’importance des recherches interdisciplinaires dans la compréhension des enjeux contemporains. Son voyage à Paris témoigne de la reconnaissance croissante accordée aux chercheurs francophones d’Amérique du Nord dans les débats internationaux.

Au terme de son séjour, le professeur a précisé qu’il est bien inspiré par les échanges et les perspectives offertes par cette rencontre scientifique. « C’est toujours enrichissant de confronter nos idées, de découvrir ce que d’autres chercheurs font ailleurs dans le monde, et de constater que nos travaux peuvent résonner au-delà de nos frontières », conclut-il.

Le passage de Stéphane Girard à la Sorbonne Nouvelle à Paris illustre ainsi l’importance de la musique comme objet d’étude sérieux, mais aussi comme miroir des mutations profondes de nos sociétés numériques. Pour lui, cette conférence est un exemple concret d’engagement académique au service de la compréhension des nouvelles pratiques culturelles.