Dans la lettre que les propriétaires ont envoyée à la Municipalité, ils ont exprimé que cette pratique nuisait à leurs entreprises qui voient leur clientèle diminuer au profit d’un accès gratuit et non règlementé. Pour eux, cette situation nuit directement à l’économie locale, particulièrement à ceux et celles qui investissent temps, efforts et ressources pour offrir un hébergement structuré, sécuritaire et conforme aux normes. « En moyenne, on observe la présence d’au moins deux roulottes par soir, parfois davantage. Il y a quelques semaines, un groupe y a même allumé un feu de camp directement dans le stationnement — une situation non seulement préoccupante pour la sécurité, mais également inacceptable pour un lieu public destiné à accueillir les visiteurs dans un cadre propre et sécuritaire, mais surtout visant à offrir une halte et non un hébergement », dénoncent Julie Roy, Martin Hébert, Mélanie Collin et Patrick Rancourt.
Pour le personnel municipal, le Centre Gilles-Gagnon, reconnu pour ses sculptures de l’orignal et du loup, est une étape populaire pour les voyageurs explorant le Nord de l’Ontario. Ouvert au public du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30, il offre aux visiteurs un lieu de repos et d’information sur la région.
Des passants qui prennent un temps de repos au Centre Gilles-Gagnon
« Les usagers qui stationnent durant la nuit arrivent généralement après la fermeture et repartent avant l’ouverture, n’affectant ainsi pas le fonctionnement quotidien du site », explique la directrice des arrêtés municipaux, Myriam Bastarache, dans son rapport.
Face à la requête des propriétaires de campings locaux, le conseil a examiné deux options présentées par Mme Bastarache : interdire ou continuer à permettre le stationnement nocturne. Il a été jugé que l’autorisation du stationnement la nuit ne posait pas de problème majeur pour la municipalité. Par ailleurs, cette pratique favorise le tourisme local en offrant une halte pratique et sécuritaire aux voyageurs.
Le conseil a donc recommandé de conserver la situation actuelle, ce qui signifie que les véhicules récréatifs pourront continuer à stationner gratuitement au Centre Gilles-Gagnon durant la nuit.
Aucune incidence financière n’est associée à cette décision, alors que toute modification future impliquant une interdiction nécessiterait la mise en place d’un régime d’application et des couts liés à son administration.
