Bien que sensible à la valeur patrimoniale du lieu, la Municipalité a dû décliner l’offre pour le moment, invoquant un manque de ressources, mais est prête à faire des efforts pour trouver de la relève lorsque le temps sera venu.
Dans une lettre adressée à la direction municipale, Laurie, directrice des opérations et des finances de la MCEC, expliquait que le cimetière — désormais fermé — était jusqu’à présent entretenu par un résident âgé de 84 ans. La distance entre les bureaux de la MCEC à Kitchener et le site, combinée au vieillissement du gardien, a motivé l’organisme religieux à chercher une solution plus locale.
La MCEC proposait de transférer à la Municipalité environ 33 000 $ en fonds de soins et d’entretien, ainsi qu’un montant additionnel de 11 000 $ en fonds d’exploitation, pour couvrir les frais annuels, qui s’élèvent en moyenne à un peu plus de 1000 $.
Malgré cette proposition, la Municipalité a indiqué ne pas disposer du personnel ni des ressources financières nécessaires pour assurer la prise en charge à long terme de ce site. Elle souligne que la gestion de cimetières nécessite un encadrement administratif, des obligations règlementaires et une capacité d’entretien régulier que la structure municipale actuelle ne peut assumer.
Le cimetière Reesor, qui témoigne de la présence historique de la communauté mennonite dans la région, demeure pour l’instant sous la responsabilité de la MCEC. L’organisme espère néanmoins trouver un groupe ou une entité locale qui pourrait, dans le futur, assurer la préservation de ce lieu de mémoire.
