Tout a commencé quand Kayden n’avait que deux ans. Il ne savait pas encore patiner, mais il était déjà captivé par les matchs de hockey à la télévision. « C’est là que j’ai su que je voulais devenir gardien de but », confie-t-il. Dès ses premiers mots liés au sport, sa mère, Isabelle Gagnon-Birch, a perçu en lui une passion authentique. « On n’a pas eu à le pousser. Il a toujours su ce qu’il voulait. Mon conjoint et moi, on a simplement choisi de l’encourager du mieux qu’on pouvait. »
Kayden Birch après une victoire marquante — déjà cinq médailles à son actif sur les patinoires régionales et provinciales
C’est à l’âge de sept ans que Kayden enfile pour la première fois un équipement complet de gardien. Ce moment, il ne l’oubliera jamais. « Je me sentais vraiment fier. C’était comme si je devenais un vrai joueur », raconte-t-il. Ce fut dans le cadre d’une initiative locale, alors que les enfants avaient la chance de découvrir différents postes sur la glace.
Dès ce moment, le jeune garçon n’a cessé de progresser. Il rejoint les Hearst Lumber Kings, l’équipe de Hearst, durant les saisons de printemps et d’été. Là-bas, il est encadré par des entraineurs passionnés, dont Michel Champagne, qui jouent un rôle crucial dans son développement. « On a eu la chance d’avoir des gens très dévoués autour de lui dès le départ, de même que son père », souligne Isabelle.
En l’espace de trois années, Kayden a déjà collectionné cinq médailles dans divers tournois régionaux et provinciaux. Son parcours l’a mené dans des villes telles que Toronto, Ottawa, Amos, Val-d’Or, Cochrane et Rouyn-Noranda. Chaque tournoi est pour lui une occasion de se dépasser. « J’aime les tournois. J’aime me retrouver devant le filet, avec la pression, et faire de mon mieux pour aider mon équipe à gagner », explique-t-il.
Un sourire, une médaille et un trophée : Kayden Birch, 10 ans, vit pleinement sa passion du hockey.
Sa mère se souvient d’un moment particulièrement marquant. « Quand il a gagné la première place à Amos cette année, c’était incroyable. On voyait à quel point il était heureux, mais aussi fier de ce qu’il avait accompli. »
À huit ans, le nom de Kayden commence déjà à circuler parmi les recruteurs. L’an dernier, une invitation spéciale vient confirmer son potentiel : Scott Kohut, directeur de l’équipe Northern Selects, le sélectionne pour représenter l’équipe M9 AAA lors du deuxième tournoi annuel de printemps en mars 2024.
Ce fut un tournant. « Jouer à ce niveau, c’est impressionnant. C’était difficile, mais j’ai beaucoup appris », raconte Kayden. Pour ses parents, cette expérience confirme que leur fils a bel et bien le potentiel pour aller loin. « Quand on a reçu cette invitation, on a su qu’on devait tout faire pour l’y amener. Ce sont des opportunités qui forgent le caractère et la confiance », témoigne sa mère, Isabelle.
Cependant, si le hockey occupe une grande place dans la vie de Kayden, ses parents tiennent à maintenir un équilibre. L’éducation reste une priorité. « On veut qu’il garde les deux à la fois. Il peut rêver grand, mais il doit aussi continuer à bien performer à l’école », insiste Mme Gagnon-Birch.
Kayden, de son côté, comprend bien ce message. Il jongle entre les devoirs, les entrainements et les déplacements avec une maturité étonnante pour son âge. « Mes parents font beaucoup de sacrifices pour moi. Ils m’aident à rester organisé. Je veux les rendre fiers », dit-il.
En outre, il a également parlé de son souhait pour l’avenir. « Je veux jouer pour l’équipe junior du Canada. » Il évoque avec enthousiasme les médailles qu’il a déjà gagnées, mais aussi ce qui reste à accomplir.
Ce que j’aime le plus, c’est quand on gagne ensemble. Et quand je vois les trophées, je me dis que je veux continuer encore plus fort.
Pour le jeune homme, être gardien, c’est aussi accepter une grande responsabilité. Sa mère, Isabelle, en est bien consciente. « Un gardien peut souvent être pointé du doigt si l’équipe perd. Alors on travaille beaucoup avec lui sur son état d’esprit, sur la confiance. » Elle conclut avec une phrase qu’elle répète souvent à son fils. « Je peux te montrer le chemin, mais c’est à toi d’avancer avec courage. »
