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le Samedi 3 mai 2025 13:00 | mis à jour le 5 mai 2025 15:17 Évènements

Le Club de cinéma de l’UdeH a fait sa dernière présentation pour l’année 2024-2025

  Image : Cinema Paradiso (1988)/film
Image : Cinema Paradiso (1988)/film

Les rideaux se sont refermés sur l’écran du Club de cinéma de l’Université de Hearst la semaine dernière. Pour cette ultime projection, le président du club, Patrice Villeneuve, a choisi un film emblématique qui incarne l’esprit et la mission du club : Cinema Paradiso (1988), du réalisateur italien Giuseppe Tornatore. Ce choix reflète les valeurs de partage, de mémoire collective et de lien social qui ont animé le club tout au long de l’année.

Le Club de cinéma de l’UdeH a fait sa dernière présentation pour l’année 2024-2025
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Selon M. Villeneuve, le Club de cinéma de l’Université de Hearst est un véritable carrefour culturel, intellectuel et émotionnel. Chaque rencontre fut l’occasion de découvrir ou redécouvrir un film marquant, d’échanger sur les thématiques abordées et de tisser des liens à travers l’art cinématographique. Et pour clore l’année scolaire 2024-2025, Cinema Paradiso s’est imposé comme un hommage poignant à cette aventure collective. 

« C’est un film qui célèbre la magie du partage d’expériences cinématographiques en communauté. Il y a une force incroyable dans ces moments vécus ensemble devant un écran, et Cinema Paradiso le met magnifiquement en lumière », explique Patrice. Le long-métrage, qui raconte l’histoire de Toto, un jeune garçon fasciné par le cinéma dans l’Italie rurale de l’après-guerre, illustre le rôle social et culturel des salles de projection dans les petites communautés. 

« Ce film permet aussi d’explorer la vie sous le régime fasciste, ce qui peut être choquant à plusieurs reprises, mais il le fait à travers une lentille profondément humaine », ajoute M. Villeneuve. De ce fait, derrière la dureté du contexte historique se dessinent des portraits tendres et sincères d’habitants d’un petit village de Sicile, unis par leurs émotions communes face au grand écran. « Il y a des failles, des douleurs, mais aussi une beauté, une joie de vivre, un vivre-ensemble. C’est ce que nous avons essayé de recréer au sein du club, à notre échelle. »

Patrice Villeneuve

L’année a été marquée par une programmation éclectique, choisie avec soin par Patrice et les membres actifs du club. Chaque film projeté fut une invitation à la réflexion, à l’échange et parfois même à la remise en question. Mais au-delà de la cinéphilie, c’est avant tout l’aspect communautaire qui a été au cœur de l’expérience. « Personnellement, j’ai vécu des moments inoubliables, savouré des œuvres exceptionnelles, mais surtout rencontré des personnes aux horizons intellectuels et culturels très variés », témoigne M. Villeneuve. 

Patrice Villeneuve insiste sur le rôle crucial joué par les participants dans le succès de cette initiative.

Photo : Ndery Dione

« C’est grâce à eux que chaque projection a été spéciale. Leur curiosité, leur sensibilité et leur ouverture ont donné vie aux débats qui suivaient les films. Ce n’était pas juste une activité parascolaire, c’était un véritable espace de partage. » 

En choisissant Cinema Paradiso, le président Patrice a souhaité offrir une conclusion symbolique à cette belle aventure. Le film, empreint de nostalgie et d’émotion, évoque l’enfance, les racines, la transmission des passions et la perte inévitable de certains repères. Mais il célèbre aussi la beauté des souvenirs et la puissance évocatrice du cinéma. « D’une certaine façon, ce film nous rappelle ce que nous avons essayé de faire ici. Recréer un espace où l’on vit ensemble quelque chose de fort, quelque chose de vrai. »

Selon Patrice, cette dernière présentation ne cache pas son attachement à l’expérience vécue au fil des mois.

Aujourd’hui, avec la consommation individuelle de films sur des plateformes numériques, on oublie parfois combien le cinéma peut être un vecteur de lien social. C’est cette redécouverte que nous avons proposée tout au long de l’année.

Autrement dit, c’est justement là que réside l’une des plus belles réussites du Club de cinéma de l’Université de Hearst. En fait, il a offert un espace où le septième art redevient un outil de dialogue et de cohésion. Dans un monde où les écrans nous isolent autant qu’ils nous relient, la démarche de Patrice Villeneuve et de son équipe rappelle l’importance du collectif, du regard partagé, de l’émotion vécue ensemble. 

À l’heure du bilan, le sentiment dominant semble être la reconnaissance. Celle de M. Villeneuve envers ses pairs, mais aussi celle des participants envers ce projet qui, semaine après semaine, a su allumer une lumière dans la routine académique.