Sur place, l’organisme donnait de la marchandise aux participants et les joueurs de Lumberjacks étaient de la partie, portant un chandail de hockey aux couleurs d’Habitat Interlude. Les organisatrices ont livré un discours en français et en anglais pour présenter l’évènement.
« Chaque femme mérite d’avoir le droit fondamental de se promener la nuit ou le jour, sans peur. Ce droit devrait être aussi incontestable que celui de respirer. Pourtant, pour trop de femmes, cet acte simple de marcher est empreint d’anxiété, de danger et de la menace omni-présente du harcèlement ou de la violence », soutient la responsable de l’évènement, Véronique Fauchon.
Dans leur discours, les deux intervenantes expriment le besoin de rendre responsables ceux qui continuent à perpétuer ce comportement, parfois ancré profondément, de la violence faite aux femmes. Elles appellent à un changement collectif qui s’est manifesté ce soir-là avec la grande participation de la population à la marche.
Par la suite, un conseiller municipal, Joël Lauzon, a pris la parole à titre d’élu, de père, de conjoint, de fils et d’allié. Il a remercié les gens de leur participation et souligné le travail de Mme Fauchon dans l’organisation de la marche.
Le chef de la Police provinciale de l’Ontario du détachement de Hearst, Daniel Crowell, a également pris la parole pour rassurer les femmes que lui et ses collègues sont là pour les aider.
« Les agresseurs peuvent essayer de se cacher dans l’obscurité, mais nous prêtons serment que nous allons toujours réussir à les trouver. Il reste encore des victimes qui ont peur de porter plainte, faisons de cette marche et de chacune de vos présences un puissant rappel : vous n’êtes pas seules ! »
Il rappelle aussi le cercle de soutien à la disposition des victimes, notamment les policiers, les agences de services communautaires, leur famille, leurs amies et même des inconnus. Un message puissant qui résonne.
Les pompiers de Hearst ont ensuite escorté les marcheuses et marcheurs dans les rues de la ville pour un parcours relativement court. Les gens pouvaient aussi grignoter et discuter par la suite au point de départ.
