Ce partenariat avec l’Université d’Ottawa vise à répondre aux besoins des étudiantes et étudiants francophones et francophiles de la région, tout en renforçant le bassin de main-d’œuvre bilingue dans le Nord.
Le ministre des Collèges, des Universités, de l’Excellence en recherche et de la Sécurité, Nolan Quinn, affirme que cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large du gouvernement pour développer une main-d’œuvre hautement qualifiée et bilingue dans des secteurs en demande : « Grâce à cet investissement, notre gouvernement forme une main-d’œuvre bilingue solide pour rendre le nord de l’Ontario plus fort, plus concurrentiel et plus autonome. »
Caroline Mulroney, ministre des Affaires francophones, souligne pour sa part l’importance de cette mesure pour l’avenir de la francophonie ontarienne : « Grâce à ce partenariat, nous respectons notre engagement de renforcer la francophonie ontarienne en tant que moteur social, culturel et économique pour les années à venir. »
Le recteur de l’Université de Sudbury, Serge Miville, a salué cette relance comme une « concrétisation d’un rêve centenaire », soulignant le rôle des communautés locales dans cette initiative. Marie-Ève Sylvestre, présidente de l’Université d’Ottawa, a pour sa part souligné que ce projet permettrait de « mieux servir les communautés francophones partout en Ontario ».
Un réseau francophone en croissance
L’investissement s’inscrit dans un contexte où l’Ontario mise sur le développement de son réseau d’établissements postsecondaires francophones. Le système ontarien compte actuellement neuf établissements offrant des programmes en français ou bilingues à plus de 33 200 étudiantes et étudiants, ce qui en fait le plus vaste réseau francophone hors Québec.
Pour 2024-2025, la province consacre 831 millions de dollars au financement de l’enseignement postsecondaire en français et bilingue, dont 132 millions destinés à soutenir l’accès et la qualité de ces programmes.
Depuis 2018, l’Ontario a également créé deux établissements francophones autonomes : l’Université de l’Ontario français et l’Université de Hearst, marquant une étape importante dans le renforcement de l’éducation supérieure en français dans la province.
