Les taxes municipales augmentent chaque année et le travail de préparation des projets qui sont prioritaires est long et rigoureux pour le personnel municipal. Ces projets sont proposés aux élus dans une ébauche des budgets opérationnels et en capital.
Initialement, ce qui a été proposé ce sont des dépenses totalisant 28,3 millions de dollars qui engendrent une augmentation de 9,5 % des taxes municipales. Le personnel municipal a entrepris le dialogue avec les élus pour voir avec eux ce qui pourrait être changé dans ce qui leur avait été présenté.
Pour le budget d’exploitation des départements et des programmes municipaux, les revenus et dépenses nets représentent 9 308 400 $, comparativement à 9 239 500 $ en 2024, soit une augmentation de 1 % par rapport à l’année précédente.
C’est plutôt le budget en capital où ça se corse avec un total de 10 149 650 $, comparativement à 7 089 100 $ en 2024, soit une augmentation de 3 060 550 $ (43,2 %) par rapport au budget de 2024.
Le budget en capital représente les projets dans toutes les sphères de la municipalité. Certains peuvent être partiellement financés par des subventions provinciales ou fédérales, mais également par les surplus que la Municipalité possède pour investir. Il s’agit de la liste de choses qui doivent être améliorées selon les chefs de département et le personnel municipal. Ensuite, les éléments prioritaires seront proposés aux élus. Chaque tranche de 80 800 $ en dépenses équivaut à 1 % de la taxation.
Grâce aux propositions de rectifications proposées par le conseil, la hausse de l’impôt foncier se situera entre 4 et 5 %. Les changements seront faits par le personnel municipal et une nouvelle ébauche sera par la suite présentée pour être adoptée comme la version finale.
Le secteur des services autour de la transportation est celui qui nécessite le plus d’investissements, malgré les subventions disponibles. Les dépenses incluses dans ce service sont la réparation des infrastructures et des routes, les véhicules, tout ce qui touche l’aéroport et l’édifice des travaux publics. Les besoins représentent au total 18 millions de dollars, mais plusieurs éléments sont souvent repoussés, ce qui ramène les dépenses proposées à 7,8 millions de dollars, dont 25 % qui proviendraient des taxes.
Détails des propositions et discussions
Pour réduire les dépenses de ce secteur en particulier, les élus ont entamé des discussions. C’est le conseiller Martin Lanoix qui a pris la parole en premier avec une proposition de retirer la somme de 168 000 $ de la taxation pour un projet de développement résidentiel sur la rue Hallé. Il propose plutôt de le mettre dans les surplus ou de le repousser à l’année prochaine.
Le personnel municipal avait mentionné dans sa documentation que le projet est conditionnel à la réception de subventions financières et que le montant représentait 1/10 de la dépense totale qui serait mis de côté en attendant des réponses. « Si jamais nous sommes approuvés pour le financement, nous pourrions revenir demander au conseil d’ajouter une réserve pour le projet pour l’année prochaine aussi », exprime Éric Picard.
La conseillère Vachon était du même avis, et appuyée par Nicolas Picard elle a ajouté : « Je trouve que nous allons en compétition avec des entrepreneurs qui font du développement dans notre communauté. Il y en a déjà qui en ont fait et des terrains sont toujours invendus. Nous encourageons les gens avec notre programme de CIP de faire de la construction et de créer du logement ; des entrepreneurs se sont avancés et ont fait justement au moins 20 nouveaux logements. Je trouve que ce n’est pas notre place de prendre l’argent de la taxation pour entrer dans le domaine du développement et de subdivisions. »
Véhicules
L’achat de plusieurs véhicules a été proposé pour l’année en cours, dont celui d’un tracteur sans chenilles (trackless) pour l’entretien des trottoirs d’une valeur de 200 000 $. La proposition des élus serait d’en faire l’achat immédiatement, mais de répartir le financement sur deux ans.
Deux camionnettes de la flotte municipale doivent être remplacées : celle du service des règlements municipaux et une aux parcs et loisirs. L’achat d’une camionnette compacte ou de taille moyenne équipée d’un fourgon de queue (caboose) est envisagée, pour mieux répondre aux besoins des officiers municipaux lorsqu’ils transportent des animaux, etc. Le budget proposé pour l’achat était de 60 000 $, mais les élus ont demandé au personnel municipal de trouver une bonne alternative à cet achat qui se chiffrerait plutôt autour de 45 000 $.
Imprimante pour tracer
L’achat d’un nouveau traceur, ou plotter printer, sera requis prochainement et la dépense qui y est rattachée représente 30 000 $ qui était inclus dans le budget proposé. Il s’agit d’une imprimante grand format, utilisée pour produire des impressions précises et détaillées, principalement dans les domaines de l’architecture, de l’ingénierie, de la cartographie ou de la signalisation. Contrairement aux imprimantes classiques, le traceur imprime sur de larges feuilles ou rouleaux de papier et permet de reproduire des dessins techniques, plans ou affiches avec une grande exactitude.
Le conseiller Baillargeon a proposé de remettre l’achat à l’année prochaine et de faire affaire avec des partenaires locaux qui disposent d’un traceur, en cas de besoins. Les autres élus ont soulevé d’autres points à ce sujet et tous ensemble ont conclu qu’il serait préférable d’étudier toutes les options possibles avant de prendre une décision.
Espace de travail
La conseillère Josée Vachon a également proposé de réduire la dépense de 31 200 $ associée à la création d’un espace de travail pour la nouvelle employée aux finances au premier étage de l’hôtel de ville. Des rénovations d’envergure sont nécessaires puisqu’il n’y a plus de bureaux disponibles pour le moment. « Il y a un espace qui est envisagé, mais il n’y a pas de porte ou rien, donc ce montant-là serait pour l’installation d’une porte, faire un mur et avoir les mêmes finitions que le reste des bureaux », explique la trésorière, Mme Lemieux.
Donc, une réduction de moitié et une étude sur comment les couts peuvent être réduits pour créer un espace de travail sans artifices a été proposé au personnel municipal.
