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le Dimanche 9 mars 2025 16:54 Évènements

Le Club de cinéma de l’UdeH a ouvert une fenêtre sur l’art australien

Le Club de cinéma de l’Université de Hearst réunit chaque semaine ses participants pour découvrir des œuvres qui font écho à l’actualité et alimentent les discussions sur les enjeux contemporains. — Photo : Le Nord
Le Club de cinéma de l’Université de Hearst réunit chaque semaine ses participants pour découvrir des œuvres qui font écho à l’actualité et alimentent les discussions sur les enjeux contemporains.
Photo : Le Nord

Après avoir consacré le mois de février à des films en lien avec le Mois de l’histoire des Noirs, Patrice Villeneuve a récemment proposé une incursion dans le cinéma australien avec la projection de Mad Max : Fury Road (2015).

Le Club de cinéma de l’UdeH a ouvert une fenêtre sur l’art australien
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Sorti en 2015, Mad Max : Fury Road est le quatrième volet de la saga Mad Max, créée par le réalisateur australien George Miller. Ce film a vu le jour trente ans après le dernier opus de la trilogie originale, sorti en 1985.

Pour Patrice Villeneuve, cette longue attente en valait la peine : «Mad Max : Fury Road est un chef-d’œuvre d’action qui a su renouveler la franchise tout en restant fidèle à l’essence brute et spectaculaire du cinéma australien.» 

Photo : capture d’écran/Ndery Dione

Ce qui rend cette œuvre particulièrement pertinente aujourd’hui, c’est son message sur la survie dans un monde ravagé par des catastrophes écologiques et dominé par l’exploitation des ressources. 

En choisissant Mad Max : Fury Road, le Club de cinéma a offert une immersion dans un pan unique du septième art. Comme le rappelle M. Villeneuve, l’Australie a su imposer son style cinématographique au fil des décennies : «Le cinéma australien est reconnu pour son esthétique distinctive, souvent caractérisée par des paysages arides et une mise en scène brutale. Depuis les années 1970 et la “Nouvelle Vague australienne”, le pays a su imposer des œuvres indépendantes et des blockbusters internationaux qui marquent l’imaginaire.» 

Selon Patrice, Mad Max : Fury Road en est l’illustration parfaite. Son univers visuel époustouflant, mêlant vastes étendues désertiques et scènes d’action frénétiques, s’inscrit dans la lignée d’un cinéma qui privilégie l’authenticité des cascades et des effets pratiques, une caractéristique qu’il met particulièrement en avant. 

Dans le film, la Terre est devenue un immense désert, conséquence de l’épuisement des ressources naturelles et du changement climatique. La population restante est soumise aux dictatures de chefs de guerre qui monopolisent l’eau et l’essence.

«C’est une vision cauchemardesque d’un futur possible, où la survie prime sur toute autre considération. L’oppression et la brutalité règnent, mais au milieu de ce chaos, certains personnages incarnent encore l’espoir et la rébellion», explique M. Villeneuve.

L’un des éléments les plus marquants du film est le rôle central de Furiosa, interprétée par Charlize Theron. Contrairement aux films d’action classiques centrés sur un héros masculin, Mad Max : Fury Road fait ressortir un personnage féminin fort et résilient. Furiosa et un groupe de femmes rebelles luttent pour leur liberté face à Immortan Joe, le tyran qui les a réduites à l’esclavage. 

«Furiosa est un symbole puissant de courage et d’émancipation. Son personnage illustre une nouvelle approche du héros d’action, plus moderne et inspirante. C’est une figure qui résonne particulièrement dans notre époque marquée par la lutte pour l’égalité et les droits des femmes», souligne Patrice. 

Ce qui distingue particulièrement Mad Max : Fury Road, c’est son approche cinématographique. À une époque où les effets numériques dominent les blockbusters, George Miller a privilégié les effets pratiques, donnant au film une dimension authentique et immersive. 

«Les scènes d’action sont à couper le souffle. Tout est réel : les cascades, les explosions, les poursuites. On sent l’engagement des équipes de tournage et des acteurs dans chaque plan. Cela rend l’expérience bien plus intense et engageante», précise Patrice. 

À travers le choix de ce film, le Club de cinéma de l’Université de Hearst prouve une fois de plus sa volonté d’explorer des œuvres marquantes qui vont au-delà du simple divertissement. La programmation de M. Villeneuve s’appuie sur des thématiques actuelles, permettant aux étudiants de réfléchir à des problématiques sociétales et culturelles. 

Grâce à l’engagement de Patrice Villeneuve et à la diversité des films présentés, le Club de cinéma de l’Université de Hearst est devenu un véritable rendez-vous pour les amateurs de cinéma et ceux qui souhaitent en apprendre davantage sur différentes cultures et perspectives. 

Avec cette riche approche, le Club de cinéma continue d’offrir à ses membres une expérience cinématographique enrichissante et engageante tout en prouvant qu’il s’agit de bien plus qu’un simple divertissement : c’est un outil puissant de réflexion et de partage.